Le Pérou a annoncé que 11 de ses ressortissants sont morts en combattant aux côtés des forces russes en Ukraine, tandis que 114 restent portés disparus et que trois sont détenus par l’armée ukrainienne. Ces chiffres ont été communiqués par le ministère péruvien des Affaires étrangères, qui précise que 459 nationaux auraient rejoint les rangs militaires russes depuis 2022.
Cette annonce intervient alors que le Pérou a fait revenir quatre de ses citoyens, originellement attirés en Russie par de fausses promesses d’emploi, puis envoyés sur le front ukrainien. Deux d’entre eux ont récemment sollicité l’aide de l’ambassade péruvienne à Moscou, tandis que les deux autres ont pris contact fin juillet avec la section consulaire péruvienne. Tous ont été rapatriés et bénéficient désormais d’un suivi médical et social.
Les autorités péruviennes ont appelé leurs concitoyens à signaler toute tentative de recrutement suspect auprès des procureurs ou de la police, rappelant que servir dans une armée étrangère requiert une autorisation gouvernementale.
Récemment, plusieurs familles de disparus ont manifesté devant l’ambassade de Russie à Lima pour exiger des informations sur leurs proches blessés ou portés disparus. Selon elles, les plaintes déposées en avril n’ont que peu avancé, tandis que les demandes diplomatiques adressées à Moscou seraient restées sans réponse. Le gouvernement péruvien a donc sollicité l’aide du Comité international de la Croix-Rouge pour localiser les disparus.
Un représentant familial a estimé que le nombre de Péruviens recrutés et morts sur le terrain pourrait dépasser 150, bien que cette estimation n’ait pas été confirmée officiellement par les autorités.
Une pression croissante sur la Russie pour renforcer ses effectifs
Cette révélation survient dans un contexte où la Russie semble accentuer ses efforts pour compenser les pertes humaines dans son armée. Les recrutements internes auraient diminué d’environ 20 % au premier trimestre 2026 par rapport à l’année précédente, alors que les pertes russes sont estimées à 35 000 tués et blessés par mois.
En complément du soutien militaire nord-coréen, Moscou complète sa mobilisation à l’aide de combattants étrangers, incluant des ressortissants de plusieurs pays africains et latino-américains. La Corée du Nord a déployé des milliers de soldats et fourni des armements pour soutenir l’effort de guerre russe.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment affirmé que la Russie cherchait à mobiliser 30 000 soldats nord-coréens supplémentaires, avec des préparatifs signalés dans la région russe de Voronej, proche de la frontière ukrainienne. Selon des estimations sud-coréennes, environ 2 000 soldats nord-coréens auraient déjà été tués dans le conflit.
