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Le Royaume-Uni renforce ses sanctions contre la Russie, notamment en ciblant les navires transportant du gaz naturel liquéfié (GNL), dans le but de faire pression sur Moscou pour qu’il mette fin à la guerre en Ukraine, a annoncé le Premier ministre Keir Starmer lors de l’ouverture d’une session spéciale du sommet du G7 mardi.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participe à ce sommet des sept grandes puissances mondiales, qui se tient à Evian-les-Bains en France. Les alliés cherchent à inverser le rapport de forces en faveur de Kiev, après plus de quatre années de conflit, et à intensifier la pression sur le président russe Vladimir Poutine.

Keir Starmer a déclaré : « En coopération avec nos alliés du G7, nous continuerons d’augmenter la pression sur Poutine et son entourage jusqu’à ce que la machine de guerre russe soit arrêtée et que la paix revienne sur notre continent. »

Ces discussions interviennent après une série de frappes russes de missiles et de drones lundi matin, qui ont fait au moins 11 morts à travers l’Ukraine et provoqué un incendie au sein de l’un des plus importants monastères orthodoxes de la capitale.

Les nouvelles mesures comprennent soixante-dix sanctions visant à « étouffer l’effort de guerre russe sur plusieurs fronts » en ciblant la flotte fantôme russe, la chaîne d’approvisionnement militaire et les réseaux financiers utilisés pour contourner les mesures restrictives, a précisé le bureau de Keir Starmer.

Les sanctions contre cette « flotte fantôme », constituée de navires opérant sous pavillon étranger pour transporter énergie et autres ressources, visent plus de vingt pétroliers.

Le Royaume-Uni devient ainsi le premier pays du G7 à sanctionner plusieurs navires de transport de GNL récemment acquis par la Russie, destinés à alimenter un projet arctique déjà frappé par des sanctions.

Sous la pression intérieure, notamment après la démission la semaine dernière de son ministre de la Défense à cause d’un différend sur le budget militaire, le Premier ministre britannique appelle les dirigeants présents à « pousser collectivement le G7 plus loin pour garantir à l’Ukraine la paix juste et durable qu’elle mérite ».

Le bureau de Starmer a également annoncé un accord pour fournir de l’uranium enrichi destiné à alimenter les centrales nucléaires ukrainiennes, ce qui pourrait « permettre à l’Ukraine de disposer d’électricité pour les deux prochaines années ».

Ce programme, évalué à environ 210 millions de livres sterling (282 millions de dollars), permettra à la société britannique Urenco de livrer de l’uranium enrichi à Energoatom, le producteur ukrainien d’énergie nucléaire.