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Une raffinerie à Moscou, située à seulement 15 kilomètres du Kremlin, a été bombardée par l’Ukraine durant la nuit, provoquant un incendie important. De son côté, Alexandre Loukachenko, le dirigeant biélorusse, connu comme le plus vieux dictateur d’Europe, fait marche arrière sur ses menaces envers l’Ukraine et présente ses excuses.

La raffinerie Kapotnja à Moscou a été ciblée dans la matinée par une attaque ukrainienne, déclenchant un incendie important. Ce site, à proximité immédiate des centres du pouvoir russe, est un maillon clé de l’approvisionnement en carburant de la région de Moscou. Selon le quartier général ukrainien, l’unité ELOU AVT-6 de la raffinerie a été spécifiquement visée. Cette installation représente environ 38 % de la consommation de carburant de la région de Moscou, notamment pour les quatre aéroports desservant la capitale, avec une capacité annuelle de raffinage pouvant atteindre douze millions de tonnes de pétrole.

Outre cette attaque majeure, plusieurs autres cibles ont été frappées, notamment des postes de commandement, des dépôts de munitions dans la région de Donetsk occupée, ainsi qu’une usine de matériel de navigation à Toula. Par ailleurs, un dépôt pétrolier dans la région du Kouban a également été visé, selon des informations relayées ce matin.

Alexandre Loukachenko, président de la Biélorussie, a officiellement présenté ses excuses à l’Ukraine, affirmant que son pays ne constitue aucune menace militaire. S’adressant directement à Volodymyr Zelensky, il a déclaré : « Si Volodymyr Oleksandrovych a été offensé, je lui présente mes excuses pour ces paroles […] Aucune action militaire ne doit être attendue de la Biélorussie, et tout particulièrement de ma part. » Ces propos font suite aux avertissements ukrainiens soulignant l’identification de 500 cibles potentielles en Biélorussie et la mise en garde contre une intervention biélorusse aux côtés de Moscou.

Loukachenko montre ainsi sa volonté d’éviter une escalade du conflit, conscient des équilibres géopolitiques en jeu.

Dans le même temps, à Genève, le président ukrainien Volodymyr Zelensky participe au sommet du G7 et a été vu aux côtés du président français Emmanuel Macron. A noter l’absence de rendez-vous officiel avec Donald Trump, l’ancien président américain, dont la présidence reste décriée. Selon le staff ukrainien, d’autres rencontres éventuelles seraient annoncées ultérieurement, mais aucun échange direct avec Trump ne semble prévu pour le moment.

Sur le terrain économique, la société pétrolière russe Tatneft a annoncé des restrictions à la vente d’essence et de diesel à l’échelle nationale, une mesure qui rappelle des contextes similaires en Europe face à des tensions ou pénuries.

Par ailleurs, le fabricant ukrainien Fire Point expose son missile de croisière lourd FP-5 Flamingo lors du salon Eurosatory 2026, illustrant la montée en puissance des technologies de défense ukrainiennes.

Sur un autre volet, une affaire d’espionnage et d’ingérence a récemment éclaté. Un jeune diplomate russe de 23 ans a été identifié comme étant à la tête d’un réseau opérant en ligne, prétendument sous couverture d’une organisation d’extrême droite britannique, mais en réalité pilotée depuis la Russie. Ce réseau a recruté un Ukrainien impliqué dans des incendies criminels visant la résidence du Premier ministre britannique Keir Starmer. L’individu a été condamné à une peine de prison. Des erreurs techniques, comme l’utilisation accidentelle de caractères cyrilliques dans des publications en anglais, ont permis de retracer l’origine russe de cette organisation numérique clandestine.

Enfin, la ministre des Affaires étrangères estonienne, Kaja Kallas, a confirmé des rapports faisant état d’une formation militaire chinoise apportée aux forces russes engagées en Ukraine. Cette implication active de Pékin représente un soutien direct à Moscou dans ce conflit, une information désormais prise en compte pour évaluer l’évolution stratégique de la guerre.

Razom do peremohi ! (Ensemble vers la victoire !)