Article de 370 mots ⏱️ 2 min de lecture

Les États-Unis et le Maroc projettent de créer un nouveau centre militaire dédié à la formation des forces africaines aux opérations de drones, aux environnements contestés et aux technologies émergentes.

Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) et les Forces armées royales marocaines ont signé un protocole d’accord portant sur la mise en place du Centre africain de formation et d’expérimentation multidomaine (AMTEC).

Prévu à Tan-Tan d’ici 2030, l’AMTEC comprendra une zone d’entraînement, une académie dédiée aux drones ainsi qu’un pôle d’innovation focalisé sur des systèmes antiterroristes à faible coût.

Le terrain d’entraînement permettra la conduite d’exercices couvrant l’ensemble du spectre électromagnétique et se déroulant dans des contextes contestés. L’académie formera quant à elle le personnel aux opérations de petits véhicules aériens sans pilote (drones), tant pour des missions de frappe que de renseignement.

Le général Dagvin Anderson, commandant d’AFRICOM, a souligné que ce partenariat offre une excellente opportunité aux acteurs régionaux pour « expérimenter, innover et développer des solutions évolutives et adaptables dans les technologies émergentes ».

Le Maroc, un acteur croissant dans la formation militaire multinationale

Ce nouveau centre s’appuie sur le rôle grandissant du Maroc en tant que lieu de formation militaire et d’expérimentation multinationale.

En mars dernier, l’Armée américaine avait annoncé l’introduction de formations dédiées aux drones dans le cadre de l’opération African Lion 2026, qui se déroulera au Maroc. Deux sessions formeront 16 participants aux opérations intégrées et au pilotage pratique de différents systèmes.

Cette formation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à intégrer l’intelligence artificielle, la robotique et les systèmes numériques avancés aux exercices, notamment via un centre de test et d’innovation déployé sur le terrain, comme annoncé en janvier.

Ces efforts font suite à des formations technologiques antérieures, notamment sur la guerre électronique. Lors d’African Lion 2024, les forces américaines et marocaines avaient déjà conduit des sessions spécialisées dans ce domaine.