Une récente enquête révèle que la Russie utilise des drones FPV et des drones armés pour traquer des civils en Ukraine, intensifiant ainsi la pression sur la population et les zones frontalières. Parallèlement, le Premier ministre hongrois Viktor Orban tente de former une alliance avec la Tchéquie et la Slovaquie pour contrer le soutien européen à Kiev. Sur le plan militaire, l’Ukraine négocie également l’acquisition d’avions de combat américains F-16 et français Rafale, tout en plaçant en priorité le Gripen suédois.
Les rapports directs du front de Donetsk ne sont pas optimistes. Les drones FPV russes opèrent déjà à Sloviansk, et il ne semble être qu’une question de temps avant qu’ils ne frappent régulièrement Kramatorsk, qui constitue un point logistique crucial pour les forces ukrainiennes. Quant à Pokrovsk et Myrnhohrad, une retraite ordonnée ukrainienne semble inévitable à moyen terme, bien que les forces ukrainiennes persistent pour infliger un maximum de pertes à l’ennemi. Les prochaines lignes de défense pourraient alors se déplacer vers Dobropillia et Mezjova.
Il convient de rappeler que la résistance à Pokrovsk a duré un an et trois mois, surpassant la durée de la bataille de Bakhmout qui a tenu dix mois. Les combats autour de Pokrovsk, Myrnhohrad et Dobropillia sont parmi les plus intenses depuis le début du conflit, coûtant lourdement aux forces russes.
Sur le plan technologique, un rapport des Nations unies signale que la Russie cible intentionnellement des civils grâce à des attaques coordonnées par drones, notamment dans les régions méridionales de Kherson, Dnipropetrovsk et Mykolaïv, sur la base de 226 entretiens. Ces pratiques se retrouvent aussi sur le front de Donetsk ainsi que dans les régions de Soumy et Kharkiv. Utilisant des drones télécommandés, ces attaques sont délibérées et précises.
Les drones optiques à fibre optique dominent désormais plusieurs segments du front, rendant les systèmes de guerre électronique traditionnels de moins en moins efficaces. Ces drones ne peuvent être neutralisés qu’au moyen de tirs cinétiques, c’est-à-dire en les abattant directement.
Sur le plan politique, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, considéré comme un dirigeant autoritaire, cherche à créer une alliance avec la Slovaquie d’Andrej Fico et la Tchéquie dirigée par le gouvernement nationaliste d’Andrej Babis, dans le but d’entraver le soutien de l’Union européenne à l’Ukraine. Ce groupe, parfois appelé « Visegrád 3 », espère également obtenir le soutien de l’extrême droite et de certains courants d’extrême gauche au Parlement européen pour légitimer son appui au président russe Vladimir Poutine.
Par ailleurs, l’Ukraine explore l’acquisition de chasseurs F-16 américains et Rafale français, en plus du Gripen suédois. Le président Volodymyr Zelensky a indiqué viser une flotte future d’environ 250 appareils de pointe. Il a toutefois souligné que le Gripen reste prioritaire, notamment en raison du coût d’entretien plus faible, de la rapidité de formation des pilotes – environ six mois – et de la capacité à utiliser des pistes routières pour les opérations aériennes.
Sur le terrain des renseignements, le service militaire ukrainien rapporte avoir détruit plusieurs radars lourds russes dans la région du Donbass occupée, poursuivant ainsi des opérations déjà engagées en Crimée. Des images montrent la neutralisation de deux radars ainsi qu’un véhicule lance-missiles S-300.
Enfin, un hélicoptère d’attaque russe Ka-52 s’est écrasé, causant la mort des deux membres d’équipage, selon Kyiv Independent. À ce jour, la Russie aurait perdu plus de 60 hélicoptères de ce type, soit environ deux tiers des 90 appareils disponibles au début de l’invasion à grande échelle.
Razom do peremohi! Smert voroham!