Les frappes ukrainiennes contre des raffineries, postes électriques et usines russes se poursuivent, avec une nouvelle attaque ciblant la quatrième plus grande raffinerie de Russie à Nijni Novgorod. Parallèlement, de violents combats continuent à Pokrovsk, où 57 assauts russes auraient été repoussés selon Kiev.
Dans la nuit, la raffinerie numéro quatre en Russie, située à Nijni Novgorod à l’est de Moscou, a de nouveau été bombardée, provoquant plusieurs incendies, rappelle la presse ukrainienne. Cette installation avait déjà été la cible d’une attaque le 16 octobre dernier.
Plusieurs infrastructures industrielles soutenant l’effort de guerre russe ont également été visées. Dans la région de Volgograd, un poste électrique a été détruit, privant au moins 16 000 foyers d’électricité. Une autre station électrique a été touchée, causant des coupures dans sept localités. En Bachkortostan, une usine chimique a été bombardée par l’armée ukrainienne.
Selon les autorités russes, ces dégâts auraient été causés par des débris de drones ukrainiens abattus, mais cette affirmation est difficile à vérifier de manière indépendante.
Sur le front de Pokrovsk, les combats restent acharnés et hier, 57 attaques russes auraient été repoussées selon le quartier général des forces armées ukrainiennes.
Les forces ukrainiennes ont également publié plusieurs vidéos montrant leurs contre-offensives, notamment des opérations spéciales d’hélicoptères derrière les lignes ennemies, où les affrontements sont les plus intenses.
Une autre vidéo met en scène la 79e brigade aéroportée ukrainienne, qui inflige de lourdes pertes à l’ennemi dans la région de Pokrovsk, jusqu’à détruire un pavillon avec une mine retardée introduite par une fenêtre. Un autre enregistrement montre des frappes meurtrières sur des colonnes russes, filmées par drone.
La situation à Pokrovsk apparaît confuse ; la présence de combattants russes sur des images ne signifie pas forcément que la zone est entièrement contrôlée par Moscou, soulignent les analystes.
Nouvelle tentative d’assaut russe infructueuse entre les régions de Donetsk et Dnipropetrovsk : plusieurs chars et véhicules blindés russes ont tenté de traverser la rivière Vovtja, minée sous l’eau par l’armée ukrainienne, entraînant des pertes matérielles importantes pour l’ennemi.
Note linguistique : le terme anglais « river » peut désigner de petites rivières ou des cours d’eau plus modestes, souvent traduits abusivement par « fleuve ». Ici, il s’agit bien d’une rivière ou d’un ruisseau, et non d’un grand fleuve.
Une autre vidéo montre deux chars de la 5e brigade d’assaut ukrainienne en action contre des positions russes, illustrant les difficultés pour les troupes russes, souvent peu équipées en armement antichar et sans couverture aérienne efficace, pour contrer les blindés ukrainiens.
Il faut noter que le blindage des chars ukrainiens maintient une certaine protection contre les drones-espions adverses, tout en leur permettant de mener le feu avec leurs canons, certains canons paraissant même récemment rénovés ou repeints.
Selon le communiqué de la 7e brigade d’intervention rapide ukrainienne à Pokrovsk, la libération progressive du nord de la ville se poursuit. Grâce à une coordination efficace, les forces de défense ont stoppé l’expansion russe et empêché l’ennemi de couper la route reliant Pokrovsk à Rodynske. Plus d’unités d’assaut et de forces spéciales sont engagées pour repousser les incursions. La ville voisine de Myrnohrad reste sous tension mais sans menace immédiate.
Myrnohrad, située à l’est de Pokrovsk, pourrait être encerclée, mais les combats n’y sont pas signalés pour l’instant. Cette absence d’affrontements semble indiquer que la ville est solidement défendue contre les tentatives d’infiltration russes. Pokrovsk, autrefois carrefour logistique essentiel, n’est aujourd’hui plus qu’un bastion en ruines, avec des voies de communication désormais limitées.
Par ailleurs, la gare ferroviaire de Kramatorsk est fermée indéfiniment en raison des menaces sécuritaires croissantes. La ligne se terminera désormais à Husarivka. Cette fermeture, effective depuis plusieurs semaines, est liée à l’intensification des frappes russes à l’aide de drones FPV et de tirs d’artillerie sur les infrastructures ferroviaires, y compris les trains de passagers ukrainiens.