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Une mission navale européenne dirigée par l’Italie a intercepté un pétrolier sanctionné, lié à la flotte fantôme russe, en Méditerranée. Cette opération illustre la détermination de l’Union européenne à faire respecter les sanctions contre le transport illégal de pétrole russe malgré les restrictions occidentales.

Le ministère italien de la Défense a annoncé que le pétrolier Toa Payoh a été intercepté à l’ouest de l’île italienne de Pantelleria, alors qu’il naviguait entre le Bénin et la Turquie. Ce navire fait partie des bénéficiaires des sanctions de l’UE pour avoir transporté du pétrole russe en violation des restrictions imposées.

La vérification a été déclenchée après que le Toa Payoh eut récemment arboré le pavillon camerounais, conduisant les autorités à contrôler la validité de ses documents d’immatriculation. Face au refus initial de coopération du capitaine, les autorités italiennes ont procédé à l’abordage par hélicoptère, dans le cadre de la mission navale européenne EUNAVFOR MED Irini, créée à l’origine pour faire respecter l’embargo sur les armes en Libye.

L’opération a bénéficié du soutien d’un navire de guerre grec et d’un avion de patrouille maritime polonais.

Flotte fantôme sanctionnée

Cette intervention s’inscrit dans une série d’actions similaires menées à travers l’Europe. En juin, le Royaume-Uni a réalisé son premier abordage d’un pétrolier lié à la flotte fantôme russe dans la Manche.

Le mois dernier, la France a saisi un pétrolier transportant environ 600 000 barils de pétrole, chargé à Mourmansk, tandis que la Belgique avait immobilisé plus tôt cette année un autre navire dans la mer du Nord transportant près de 330 000 barils.

Par ailleurs, cette opération intervient alors que l’Union européenne renforce ses pouvoirs d’application des sanctions. Dans le cadre du 21e paquet de sanctions, les États membres peuvent désormais confisquer et vendre le pétrole russe et autres cargaisons saisis sur les navires sanctionnés, au lieu de simplement les stocker.

Ces nouvelles règles établissent un cadre juridique clair pour la gestion des cargaisons saisies tout en augmentant le coût financier lié à la contournement des sanctions.