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Le président du Comité militaire de l’OTAN, l’amiral Giuseppe Cavo Dragone, s’est rendu en Nouvelle-Zélande du 23 au 25 août pour des discussions approfondies avec des hauts responsables politiques et militaires, notamment le Premier ministre Christopher Luxon et le ministre de la Défense Paul Goldsmith.

Les échanges ont porté principalement sur la sécurité maritime, la liberté de navigation, la protection des lignes de communication maritimes, ainsi que sur les menaces cybernétiques et les implications militaires des technologies émergentes et disruptives. Ces sujets reflètent l’importance croissante des liens sécuritaires entre la région euro-atlantique et la zone indo-pacifique, d’où un renforcement de la coopération entre les partenaires de l’OTAN et la Nouvelle-Zélande, cette dernière n’étant pas membre de l’alliance mais un partenaire établi.

Une priorité a été donnée à l’interopérabilité des forces armées, avec pour objectif de faciliter les opérations conjointes entre la Nouvelle-Zélande et les membres de l’OTAN. Cette interopérabilité couvre les procédures communes, les communications, les formations, ainsi que la compatibilité des équipements et des structures de commandement.

Le travail conjoint s’étend aussi à la réponse aux défis technologiques et sécuritaires, avec des préoccupations partagées concernant la cybersécurité, l’intelligence artificielle et l’utilisation croissante de systèmes interconnectés dans la planification militaire.

L’amiral Cavo Dragone a résumé lors d’une conférence à l’Université Victoria de Wellington cette approche stratégique en insistant sur le fait que « la sécurité euro-atlantique et indo-pacifique forme une seule conversation tenue dans deux fuseaux horaires ».

Pour la Nouvelle-Zélande, insulaire et dépendante du commerce maritime à longue distance, assurer la sécurité des voies maritimes demeure crucial. Cette coopération illustre à la fois les préoccupations transatlantiques relatives aux lignes de communication navales et les intérêts régionaux du Pacifique en matière de liberté de navigation et de résilience.

Au-delà des discussions, l’amiral a également participé à une cérémonie au Hall of Memories du Pukeahu National War Memorial Park, symbole du renforcement des liens fondés sur des intérêts sécuritaires communs.

Cette visite conclut sur une volonté partagée de poursuivre le développement des capacités conjointes, de renforcer l’interopérabilité et de coordonner les réponses aux défis sécuritaires affectant conjointement les régions euro-atlantique et indo-pacifique, tout en maintenant la Nouvelle-Zélande dans son rôle de partenaire de l’OTAN et non de membre.

Sources : ukdefencejournal