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Plus de 130 fabricants ukrainiens d’armes et équipements militaires ont demandé un accès à TrophyLab, la base de données mise en place par Kiev regroupant des systèmes russes récupérés sur le champ de bataille.

Depuis son lancement en juin, TrophyLab contient des informations sur plus de 115 systèmes et composants d’armement russe répartis en 79 catégories. Plus de 300 entreprises étrangères ont également soumis des demandes d’accès, contre près de 200 à la mi-juillet.

Les utilisateurs enregistrés peuvent consulter plus de 225 études réalisées par des institutions scientifiques ukrainiennes, incluant des documentations techniques, analyses de composants, photographies et vidéos. Ils ont aussi la possibilité de demander des échantillons physiques d’équipements capturés pour des examens indépendants.

Ce dispositif permet aux chercheurs et fabricants de défense d’analyser la conception des systèmes russes, d’identifier leurs vulnérabilités et de développer des contre-mesures. Selon le ministère ukrainien de la Défense, cet accès constitue « une contribution significative pour renforcer la sécurité internationale et les capacités de défense des pays partenaires ».

Par ailleurs, en examinant les armes russes capturées, Kiev a détecté la présence de technologies étrangères. Le mois dernier, la Direction du renseignement de la Défense ukrainienne a recensé 5 816 composants étrangers dans 202 types d’armements russes, dont missiles, drones d’attaque et véhicules blindés.

Ces pièces proviennent d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord, attestant que la Russie continue d’utiliser des composants électroniques étrangers malgré les restrictions à l’exportation. Kiev affirme que nombre de ces éléments parviennent à Moscou par des intermédiaires, des pays tiers et des circuits contournant les sanctions.

Sources : thedefensepost