Plus de 80 métiers militaires dans l’armée américaine sont désormais classés comme armes de combat et doivent passer un test physique en conditions de combat en plus du test de forme standard.
Selon la nouvelle politique du département de la Défense, mise à jour au 31 août, ce dispositif concerne plusieurs forces : l’Armée de Terre, la Marine, le Corps des Marines et l’Armée de l’Air. Sont inclus dans cette catégorie notamment : les fantassins, les Forces Spéciales de l’Armée, les Navy SEALs, les Marine Raiders, les pararescuemen de l’Air Force et d’autres spécialités.
Les tests physiques doivent être réalisables « en toute circonstance, en tout lieu, avec l’équipement de combat », selon les règles établies par chaque branche. L’Armée de Terre réunit 23 métiers allant de l’infanterie, aux ingénieurs de combat, en passant par l’artillerie de campagne, les forces spéciales, la cavalerie blindée et la neutralisation d’engins explosifs.
La Marine couvre 19 spécialités dans quatre grands domaines : SEALs, équipes de guerre spéciale, neutralisation d’explosifs et plongeurs.
Le Corps des Marines liste 32 métiers, incluant l’infanterie, la reconnaissance, les Marine Raiders, l’artillerie, les génies, les équipages de véhicules amphibies et la neutralisation d’explosifs.
Enfin, l’Armée de l’Air compte 8 spécialités comme officiers et membres des tactiques spéciales, contrôleurs aériens tactiques, équipiers de sauvetage, pararescuemen, contrôleurs de combat, reconnaissance spéciale et neutralisation d’explosifs. La Force spatiale ne désigne aucun métier comme arme de combat.
Par ailleurs, les tests standards pour les personnels des armes de combat utilisent désormais des critères neutres en termes de genre avec des normes d’âge simplifiées et une référence aux standards masculins, tandis que les autres troupes continuent d’être soumises à des normes différenciées selon le sexe et l’âge.
Par exemple, l’Armée de Terre propose un Combat Field Test comprenant sept épreuves physiques (dont deux courses d’un mile, tractions arrêtées, levées de sacs de sable, port de bidons d’eau, exercices de déplacement tactique) à réaliser en moins de 30 minutes. À partir du printemps 2027, les soldats occupant ces emplois et échouant régulièrement devront soit se reclasser soit quitter l’armée.
Le test de la Marine comprend quant à lui une nage de 800 mètres, suivie de pompes, tractions et course d’un mile avec un gilet lesté de 9 kg.
Les militaires ne réussissant pas ces tests sont placés en programmes de remise en forme, avec à terme des risques d’actions administratives allant jusqu’à la séparation, ainsi que des conséquences négatives sur les avancements.
Ces nouveaux tests résultent d’une directive de septembre 2025 du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, qui souhaite des standards physiques neutres en termes de genre pour les métiers d’armes de combat, ce qui pourrait réduire le nombre de femmes qualifiées. Ces évolutions font suite à l’ouverture en 2015 de tous les postes de combat aux femmes, malgré des débats sur la nature et la rigueur des standards appliqués.
Enfin, la politique impose aux différentes armées de fournir des données détaillées permettant d’évaluer les résultats des tests selon le sexe, l’âge, la race, l’ethnie, le grade et l’emploi militaire.
