La société publique indonésienne PT PAL et le groupe naval français Naval Group ont lancé la construction des deux premiers sous-marins évolués de classe Scorpène pour la Marine indonésienne, dans les chantiers navals de Surabaya, en Java oriental.
Cette étape marque la mise en œuvre d’un contrat signé en 2024 par le ministère indonésien de la Défense, visant à adopter la flotte de sous-marins diesel-électriques Scorpène, déjà éprouvée par la Marine française.
Ce programme intègre un transfert technologique important, avec des équipes indonésiennes formées à Cherbourg, en France, sur des compétences pointues telles que la soudure avancée, l’ingénierie structurelle ainsi que les systèmes mécaniques et électriques, sans oublier l’assurance qualité.
Diana Rosa, directrice de la production chez PT PAL, a déclaré à l’agence de presse étatique Antara : « Ce programme représente un investissement durable pour améliorer la compétence des ingénieurs indonésiens, renforcer l’industrie nationale de défense et développer un écosystème de fabrication à haute technologie capable de concurrencer sur la scène mondiale. »
Jakarta a précisé que la construction a officiellement débuté avec une cérémonie de découpe d’acier, deux mois avant le calendrier prévu, après validation de toutes les qualifications nécessaires concernant les effectifs, les installations et les normes de production requises pour la construction de sous-marins.
Vincent Vimont, directeur de programme chez Naval Group, a salué cette avancée, soulignant qu’elle confirme la capacité de PT PAL en tant que « partenaire stratégique » dans la production de défense avancée.
« Cette collaboration ne se limite pas à construire deux sous-marins, mais consiste à poser les bases d’une capacité industrielle durable », a-t-il ajouté.
Des sous-marins modernisés
Les sous-marins évolués Scorpène, alimentés par des batteries lithium-ion, seront équipés du système de combat SUBTICS de Naval Group, disposeront de six tubes lance-torpilles de 533 mm et auront la capacité de tirer des torpilles lourdes ainsi que des missiles de croisière anti-navires Exocet.
Une fois en service, ces plateformes devraient atteindre une autonomie supérieure à 8 000 milles nautiques (plus de 14 800 kilomètres) et pouvoir rester en mer jusqu’à 80 jours.
Le premier exemplaire est prévu pour une livraison en 2032, suivi du second en 2033. Ce projet devrait créer environ 2 250 emplois, renforçant ainsi l’industrie de défense locale.