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Une entreprise britannique spécialisée dans les technologies maritimes expérimente un réseau distribué de surveillance anti-sous-marine constitué de six petits voiliers robotisés lors de l’exercice multinational REPMUS26 au Portugal. Chaque navire de 1,2 mètre, nommé C-Star, est équipé d’un hydrophone et opère en formation au sein d’une ligne de guet acoustique.

Cette approche innovante oppose à la méthode traditionnelle, qui utilise des longues séries de capteurs remorqués derrière des navires de surface, en déployant un plus grand nombre de capteurs autonomes et peu coûteux répartis sur un large territoire maritime. Cette configuration permet une surveillance passive étendue, adaptable en forme et densité selon les conditions, et améliore la localisation des contacts sous-marins grâce aux observations depuis plusieurs points.

Les C-Star ont été conçus pour maintenir leur position sous voile même par conditions météorologiques difficiles, avec une résistance démontrée lors d’une tempête de catégorie 5. Leur faible taille et profil bas rendent également ce réseau plus discret et difficile à perturber qu’un petit nombre de plateformes plus grandes.

Un aspect majeur de l’exercice REPMUS26 porte sur le commandement et le contrôle, intégrant ces systèmes autonomes avec des navires habités, et assurant la circulation des données entre différents équipements et nations. Les informations captées par les hydrophones sont centralisées, traitées puis diffusées aux forces participantes.

Cette technologie britannique ouvre la voie à des solutions de surveillance sous-marine persistante, potentiellement déployables à grande échelle pour des zones stratégiques telles que le GIUK Gap. En parallèle, la société collabore avec la Royal Navy et la marine américaine pour développer ses applications, et prévoit de poursuivre les tests lors de l’exercice Maritime Big Play aux États-Unis.

Sources : ukdefencejournal