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RTX et plusieurs alliés de l’OTAN entreprennent d’intégrer des fournisseurs européens dans la chaîne de production du missile air-air à moyenne portée avancée (AMRAAM), face à une demande croissante. Cette démarche vise à renforcer la capacité industrielle transatlantique en matière de défense.

Raytheon Technologies, via sa filiale RTX, mène des études de faisabilité pour qualifier de nouveaux fournisseurs européens de composants essentiels à l’AMRAAM, financement assuré par des pays membres de l’OTAN. Ce projet a pour objectif d’augmenter la capacité de production, de réduire les délais de livraison et d’alléger la pression sur la chaîne d’approvisionnement actuelle qui alimente les besoins des États-Unis et de leurs alliés.

Sam Deneke, président des systèmes de défense aérienne et spatiale chez Raytheon, souligne : « Cette initiative illustre comment l’industrie et les gouvernements peuvent collaborer pour renforcer la base industrielle de défense transatlantique. »

Utilisé par plus de 40 pays, l’AMRAAM peut être déployé depuis des avions de combat ainsi que depuis le système national avancé de défense sol-air.

Augmentation de la production de l’AMRAAM

Cette intégration de fournisseurs européens suit plusieurs décisions récentes visant à intensifier la production d’AMRAAM, alors que les États-Unis et leurs alliés renouvellent leurs stocks et enregistrent de nouvelles commandes.

En février, Raytheon a signé un accord-cadre avec le Département de la Défense américain pour porter la production annuelle d’AMRAAM à au moins 1 900 missiles.

En avril, l’US Air Force a octroyé à Raytheon un contrat de 234,8 millions de dollars destiné à faire progresser la production à grande échelle de la version allongée (Extended Range) de l’AMRAAM.

Ces efforts font suite à un contrat de 972 millions de dollars attribué en 2022, visant à moderniser la famille AMRAAM via des mises à jour logicielles et matérielles.