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Les réserves d’intercepteurs de défense aérienne longue portée de la Russie, notamment les systèmes S-300 et S-400, sont considérablement réduites, poussant Moscou à faire des choix stratégiques quant à leur déploiement.

Un responsable occidental a indiqué que ces volumes étaient initialement prévus pour une défense contre une campagne de l’OTAN, et non pour un conflit régional comme celui en Ukraine. Cela entraîne une diminution préoccupante des stocks, rendant certaines villes et infrastructures russes plus vulnérables qu’auparavant.

Cette usure s’explique par une série d’opérations ukrainiennes imprévues, telles que des frappes de drones proches du Forum économique international de Saint-Pétersbourg et une baisse de 40 % de la capacité de raffinage pétrolier russe à son apogée. Ces événements, totalement imprévus par Moscou, ont conduit la Russie à légiférer pour mobiliser des réservistes dédiés à la protection des raffineries, une mesure prise fin 2023.

Le responsable a refusé de donner une date précise pour l’épuisement complet des réserves, mais a souligné que les décisions russes deviennent de plus en plus difficiles.

Enfin, l’utilisation par la Russie de missiles balistiques nord-coréens KN-23 est un indicateur significatif de la pression pesant sur ses capacités propres à soutenir le conflit, soulignant les limites croissantes de son approvisionnement.

Sources : ukdefencejournal