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Un affrontement aérien discret en mai 2025, baptisé Opération Sindoor, entre l’Indian Air Force (IAF) et la Pakistan Air Force (PAF) au-dessus de la ligne de contrôle, révèle une importante victoire en matière de renseignement pour l’Inde. Si les médias ont relayé la récupération de quelques missiles PL-15E chinois intacts sur le sol indien, des sources militaires indiquent que ce nombre est en réalité doublé. Ces missiles, majoritairement en bon état, ont été collectés par l’armée indienne et la police locale, offrant aux chercheurs du DRDO un accès sans précédent aux technologies avancées des systèmes de guidage et de contre-mesures électroniques de ces armes.

Le 12 mai 2025, au cœur d’une montée des tensions frontalières, les pilotes pakistanais déployant des J-10CE ont lancé des salves de missiles PL-15E — versions export du redoutable missile air-air chinois PL-15 — en mode DMAX. Ce mode maximise les performances cinématiques et étend la zone d’interception jusqu’à 145 km. Face à cette menace, les Rafale et Su-30MKI indiens, équipés de systèmes de guerre électronique indigènes tels que le pod Dhruti et les dispositifs Samyukta, ont mené une défense énergique. Des témoins dans les districts frontaliers du Jammu-et-Cachemire ont observé plusieurs missiles pénétrer le territoire indien, retomber inoffensivement dans des champs ou ravins avec leurs parachutes déployés, leurs ogives étant neutralisées en raison d’un échec de mise à feu provoqué par les leurres.

Si les médias grand public ont peu insisté sur l’ampleur de ce succès, les renseignements précisent que l’IAF a exhibé seulement cinq missiles lors d’une conférence en juin 2025 pour souligner l’efficacité de ses contre-mesures électroniques. En réalité, au moins dix exemplaires intacts ou légèrement endommagés ont été récupérés. « Les chiffres ont été volontairement minorés pour ne pas dévoiler nos capacités, » confie une source proche des opérations. Ces récupérations, menées par des équipes combinant ingénieurs militaires et unités médico-légales de la police du Jammu-et-Cachemire, ont eu lieu sur un vaste secteur allant de Poonch à Kupwara. Ces missiles, largués en vol ou autodétruits prématurément, conservent des composants clés, tels que les ailerons de guidage et les compartiments batteries, éléments précieux pour la rétro-ingénierie.

Au cœur de cette manne technologique se trouve un point névralgique : en mode DMAX, le PL-15E s’appuie sur son chercheur radar à antenne active (AESA) pour l’acquisition terminale, utilisant des balayages radar puissants afin de verrouiller sa cible. Les opérateurs indiens de guerre électronique ont saturé le spectre avec de faux échos imitant les signatures des avions de l’IAF, notamment grâce à des leurres aériens comme le système national BAPS (Border Aerial Protection System) et des leurres radar remorqués. « Les missiles ont épuisé leurs batteries en poursuivant des mirages, » explique la source, précisant que l’illumination en onde continue du chercheur — conçue pour défendre contre le brouillage électronique (ECCM) — a accéléré la décharge, provoquant des manœuvres désespérées sans succès. Ce mode d’« aversion terminale », développé après l’opération Balakot en 2019, a forcé plus de la moitié des missiles à perdre leur détection avant impact, les empêchant de détoner.

Pour le Centre des missiles du DRDO à Hyderabad, l’accès aux AESA intactes est une véritable aubaine. Ces antennes compactes en nitrure de gallium, équipées de plus de 1 000 modules émetteurs/récepteurs, livrent des informations cruciales sur les modes d’émission à saut de fréquence et les systèmes à faible probabilité d’interception, jusqu’ici accessibles uniquement par simulation ou éparpillés dans des débris fragmentés. L’analyse a permis de révéler les algorithmes de priorisation des menaces du chercheur, mettant en lumière une préférence pour les signatures radar occidentales au détriment des signatures indigènes comme celle de l’AESA Uttam. Ces données alimentent déjà les mises à jour des plateformes de combat indiennes : les Su-30MKI intégreront des bibliothèques de menaces enrichies dès le deuxième trimestre 2026, optimisant l’interception avec les missiles Astra MkII, tandis que les simulations du Tejas Mk1A incluront désormais des profils d’évasion du PL-15E. « C’est un aperçu réel et inédit sous le capot, » souligne la source, évoquant des ajustements ECCM qui pourraient neutraliser les futures exportations chinoises dans la région sud-asiatique.