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Un récent rapport de l’Institut 878 souligne un déficit de 42 chars dans la 3e Division britannique, qui compte pourtant trois régiments blindés. L’étude préconise d’augmenter la commande de chars Challenger 3 de 148 à 198, pour un coût estimé à environ 650 millions de livres sterling.

Le calcul est simple : la 3e Division aligne trois régiments blindés sous ses brigades – les Queen’s Royal Hussars, le Royal Tank Regiment et les King’s Royal Hussars. Chacun dispose de 56 chars principaux de combat, soit un total de 168 pour les trois régiments. En ajoutant les 22 chars disponibles au Centre blindé et dans d’autres zones d’entraînement, la flotte complète, hors réserves, devrait atteindre 190 engins.

Or, seul un total de 148 Challenger 3 est prévu. « Par conséquent, avec les effectifs actuels, la 3e Division sera en sous-effectif de 42 chars principaux de combat », explique Robert Clark.

Sa troisième recommandation est d’acquérir 50 chars supplémentaires, portant la commande à 198 exemplaires. Cela permettrait de maintenir les trois régiments à pleine capacité, d’assurer la flotte d’entraînement et de disposer de huit chars en réserve, pour un coût d’environ 650 millions de livres sterling. Cette augmentation d’ordre, selon lui, doterait l’armée britannique d’une capacité de chars « entièrement numérisés et de cinquième génération ».

Sans cette commande supplémentaire, le rapport avertit que la capacité blindée de l’armée sera « réduite de plus d’un tiers », « privant la 3e Division de sa mobilité cruciale des blindés lourds » et compromettant à la fois la manoeuvre interarmes et la dissuasion conventionnelle par la punition face à un adversaire de même niveau.

La mise en service opérationnelle initiale du Challenger 3 est attendue en 2027, après plusieurs retards techniques, avec la flotte complète prévue d’ici fin 2030. Dans la préface, le général The Lord Dannatt souligne « le nombre insuffisant de chars principaux CHALLENGER 3 en commande », parmi les lacunes affectant la division chargée par l’OTAN de reprendre du terrain en cas de conflit.