Dans la nuit, la Russie a lancé sa plus grande offensive par missiles sophistiqués contre Kyiv depuis le début du conflit, utilisant 41 engins balistiques, hypersoniques ou de croisière. Cette attaque massive marque une intensification inquiétante des bombardements contre la capitale ukrainienne.
Selon les rapports officiels, dix missiles hypersoniques Tsirkon ont été tirés depuis la région de Kursk, accompagnés de 25 missiles balistiques Iskander-M ou S-400 provenant des oblasts de Bryansk et Kursk, ainsi que trois missiles supersoniques Oniks à propulsion statoréactive depuis la Crimée occupée. En outre, trois missiles d’attaque à courte portée Ch-59/69 ont été utilisés. Les défenses ukrainiennes ont réussi à intercepter 17 des missiles balistiques et hypersoniques ainsi qu’un missile Ch-59/69.
Notons l’absence des bombardiers stratégiques Ch-101, possiblement imputable aux raids ukrainiens antérieurs sur la base aérienne d’Engels-2, qui ont pu perturber la planification russe.
Cette offensive a causé au moins un mort et 16 blessés, rapporte le Kyiv Independent. Parmi les infrastructures touchées figure une entrée de métro, avec des vidéos montrant un impressionnant cratère dans le sol menant à une galerie souterraine. Ce type de cible illustre la volonté de frapper des lieux à haute densité humaine et de perturber la vie civile. Il est important de souligner que toutes les stations de métro ne procurent pas une protection efficace contre des frappes directes de missiles balistiques, ces derniers pouvant pénétrer plusieurs mètres sous terre, rendant indispensable de chercher refuge dans des structures profondément ancrées dans le roc.
Cette nuit, la Russie a également réduit en cendres une banderole à Kyiv, symbole résidentiel frappé par les bombardements répétés, témoignant de la nature terroriste de l’attaque.
En parallèle, une campagne systématique ukrainienne contre les infrastructures russes se poursuit. Des raffineries et dépôts de carburant à Stavropol ont été sérieusement endommagés par des frappes ukrainiennes, avec au moins trois dépôts en feu, ce qui affecte durablement la capacité logistique russe. En mer Noire, deux pétroliers de la flotte russe ont été touchés, contribuant à la pression sur les chaînes d’approvisionnement.
Sur le plan militaire, l’armée ukrainienne a aussi infligé un coup majeur en détruisant un bombardier stratégique Tu-95 Bear sur la base d’Engels, près de Saratov, selon des images satellites confirmant des dégâts irréparables. Cette réussite démontre une maîtrise avancée du renseignement et une excellente précision opérative, notamment au vu de la distance depuis laquelle l’attaque a pu être menée.
Cette évolutivité du conflit souligne l’importance croissante des capacités balistiques et des frappes de précision. L’avenir verra sans doute l’Ukraine déployer ses propres missiles balistiques, capables d’atteindre Moscou en quelques minutes, modifiant profondément la dynamique stratégique de la guerre.
Sur le front de l’information et de la guerre psychologique, les récents propos de certains médias suédois ont relayé, de manière ambiguë, des narratives russes sur la catastrophe du vol MH17, malgré les condamnations judiciaires fermes. Ce phénomène illustre les défis de la désinformation dans les conflits modernes et la nécessité d’un journalisme rigoureux face aux tentatives de manipulation.
À Kyiv, la tension reste très élevée. L’attaque coordonnée a notamment visé une station de métro à Lukyanivska, causant dégâts et panique, avec des vidéos montrant l’impact sonore et les fumées sur la plateforme souterraine. Le déroulement rapide et précis des frappes laisse percevoir une volonté délibérée de terroriser la population civile.
Enfin, sur le plan politique, le Nordic Ukraine Forum a publié une mise au point soulignant l’importance capitale de la transparence et du respect des institutions démocratiques ukrainiennes, même en temps de guerre. Cette démarche vise à soutenir la robustesse du pays face aux agressions extérieures ainsi qu’à consolider le soutien international à long terme.
Alors que ce conflit total continue, avec des deux côtés une production et une capacité de frappe intenses, la nécessité pour les États occidentaux et l’OTAN de renforcer leur soutien militaire et stratégique à l’Ukraine se fait de plus en plus pressante, afin d’éviter une escalade régionale aux conséquences dévastatrices.