Dans la nuit, un centre logistique appartenant au fournisseur de matériel militaire Wildberries et la raffinerie de Stalingrad en Russie ont été bombardés par l’Ukraine. Parallèlement, l’ancien président américain Donald Trump bloque la production sous licence européenne, y compris ukrainienne, des missiles Patriot. Avant ces frappes, 45 % de la capacité russe de raffinage était déjà hors service.
Sur le terrain, la Russie subit de lourdes pertes lors de ses offensives frontales, avec peu de gains territoriaux, tandis que l’Ukraine mène de petites contre-offensives qui lui permettent de reprendre du terrain, notamment sur le front sud et dans la région de Dnipropetrovsk, bientôt entièrement libérée. Le conflit s’illustre également par une guerre de drones, rendant les opérations mécanisées majeures difficiles, bien que les blindés restent un complément stratégique.
Tandis que la Russie poursuit des bombardements terroristes, souvent aveugles, frappant notamment les villes proches du front, l’Ukraine concentre ses attaques en profondeur contre la logistique, l’industrie pétrolière et l’appareil militaire russe. Elle a réussi à interdire les voies terrestres vers la Crimée occupée, en combinant frappes par drones armés à courte portée et contrôles des voies maritimes.
Le Kremlin peine à compenser ses pertes humaines massives. Une mobilisation générale est attendue à l’automne, accompagnée d’un changement de discours officiel qui reconnaît désormais un état de guerre, abandonnant le terme de « opération militaire spéciale ». Officiellement, la Russie continue de prétendre que ses troupes défendent son territoire, en incluant illégalement des zones ukrainiennes dans ses frontières nationales, ce qui légitimerait à ses yeux leurs opérations sans déclaration de guerre.
Situation stratégique
À l’heure actuelle, l’Ukraine détient un avantage stratégique important. La persistance du conflit use profondément l’économie russe et sa capacité à faire la guerre. Cette situation est insoutenable pour Moscou sur le long terme. Toutefois, le président Poutine ne semble pas percevoir pleinement cette réalité, n’ayant pas accès à une information fiable et transparente, et refuse pour l’instant toute perspective de cessez-le-feu.
De son côté, l’Ukraine est disposée à envisager une trêve le long des lignes actuelles, avec de légères adaptations suivant des obstacles naturels comme des cours d’eau. Cette démarche souligne le peu d’engagement russe pour une paix négociée, confirmant son rôle d’agresseur.
Le conflit devrait donc se poursuivre, avec une intensification progressive à mesure que les capacités technologiques ukrainiennes s’améliorent. L’issue reste incertaine et pourrait intervenir l’année prochaine, sans précision sur le moment exact.
Une mobilisation russe pourrait avoir des répercussions graves en interne, en risquant un retournement de situation classique dans l’histoire militaire russe, où des soldats mécontents se retourneraient contre le Kremlin, provoquant un changement de régime. Toutefois, sur le plan militaire, l’envoi massif de recrues peu formées en première ligne se révélera probablement inefficace face à des forces ukrainiennes aguerries et bien équipées. L’économie russe serait également fragilisée par ce prélèvement massif de main-d’œuvre, tandis que de nombreux Russes chercheraient à fuir la conscription malgré les tentatives gouvernementales de contrôle des frontières.
Bombardements à Stalingrad et logistique ciblée
Les frappes ukrainiennes ont visé un centre logistique Wildberries à Stalingrad (aujourd’hui Volgograd) ainsi que la raffinerie Lukoil de la ville, provoquant d’importants incendies visibles à plusieurs kilomètres. Wildberries est un fournisseur de matériel militaire russe, comme le confirment ses catalogues proposant des composants pour drones, équipements balistiques et dispositifs électroniques de guerre électronique.
Une tentative d’attaque sur le concurrent Ozon a également eu lieu, mais a échoué en raison de perturbations des systèmes GPS attribuées à une guerre électronique.
Blocage par Donald Trump de la production des missiles Patriot en Europe et Ukraine
L’ancien président américain Donald Trump bloque la production sous licence européenne des missiles Patriot, affectant directement l’Ukraine. Interrogé, Trump affirme privilégier la fin du conflit plutôt que la fourniture d’armements, déclarant : « Très simplement, nous voulons la fin de la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Je ne cherche pas à fournir des missiles. Nous voulons la paix. » Ce choix limite donc la capacité ukrainienne à se défendre contre les bombardements russes contre les civils.
État des capacités russes de raffinage
Selon le Financial Times, 45 % des capacités de raffinage russes étaient déjà hors service avant les frappes récentes sur Lukoil à Stalingrad, une installation fonctionnant à moitié de ses capacités. Cette raffinerie, la cinquième plus grande du pays, se rajoute aux réductions de capacité dans d’autres sites majeurs tels que ceux d’Omsk, Kirishi, Riazan et Nijni Novgorod.
La réduction de la capacité d’exportation pétrolière, couplée à l’endommagement des raffineries et des dépôts, empêche la Russie de stocker et de transformer efficacement son pétrole, conduisant à la fermeture de certains puits. Selon les caractéristiques géologiques, ces fermetures peuvent devenir permanentes, nécessitant le forage de nouveaux puits pour rétablir la production, ce qui prend du temps et pourrait prolonger la détérioration économique russe bien au-delà des infrastructures frappées.
Évolution marquante sur le front et logistique
Parmi les autres faits récents, l’Ukraine poursuit la destruction des routes terrestres menant vers la Crimée occupée, notamment par des frappes ciblées sur des convois et infrastructures dans la région, compliquant davantage la logistique russe. De plus, une vingtaine de missiles de croisière russes dirigés vers la frontière polonaise ont été abattus, confirmant la capacité ukrainienne à défendre son espace aérien et réduisant les effets potentiels d’une escalade régionale.
Bilan humain du conflit
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué dans une interview approximativement 1,6 million de pertes russes, dont 700 000 morts, tandis que l’Ukraine déplore 50 000 morts et 400 000 blessés. Ce différentiel important s’explique notamment par le fait que les forces ukrainiennes opèrent principalement en défense, utilisent mieux la couverture, bénéficient d’un système médical opérationnel et font preuve d’une meilleure prise en charge de leurs combattants.
Par ailleurs, un tiers des prisonniers de guerre russes récents seraient des mercenaires étrangers, en provenance d’Afrique, d’Inde, du Pakistan et du Moyen-Orient, ce qui témoigne d’une faible moralité et de difficultés pour la Russie à mobiliser pleinement sa population.
Programmation du futur système de défense anti-balistique européen Freyja
Un projet européen d’un système antibalistique, nommé Freyja, est en cours de développement avec la participation de l’Ukraine et plusieurs pays européens dont la Suède, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Norvège, l’Espagne et le Royaume-Uni. Ce système intégrera des radars de détection et de conduite de tir de plusieurs fabricants européens, piloté par une centrale de commandement Kongsberg, utilisée actuellement par les forces suédoises. Freyja devrait offrir une solution plus mobile, moderne et économique comparée au système Patriot actuellement obsolète et moins flexible.
Incident maritime en Suède
Le capitaine russe d’un navire au pavillon norvégien, le MISJE VERDE, entièrement doté d’équipage russe, a été arrêté sous suspicion d’homicide involontaire après une collision mortelle près d’Älgön, en Suède. Le navire est réputé pour ses liens étroits avec la Russie et fait l’objet de soupçons pour activités d’espionnage par les autorités norvégiennes.
Événements de soutien à l’Ukraine en Suède
Un événement de levée de fonds est prévu le 1er août à Dyrön, avec au programme un repas et une tombola dont les bénéfices iront à la défense ukrainienne. Plusieurs organisations de soutien sont actives dans la région pour aider le peuple ukrainien.
Analyse finale
Malgré des revers importants, la Russie poursuit son effort de guerre avec un recours croissant à une mobilisation massive, ce qui risque d’aggraver ses difficultés internes et de prolonger le conflit. La résilience ukrainienne, soutenue par une technologie avancée et une stratégie offensive ciblée sur les infrastructures clés, continue d’éroder la capacité militaire et économique de Moscou, laissant présager une issue potentiellement favorable à Kiev, mais dont le calendrier reste incertain.
Razom do peremohi – Ensemble vers la victoire !