Des infrastructures industrielles majeures à Lipetsk ont été bombardées, ainsi qu’une usine de polymères près de Saint-Pétersbourg. Par ailleurs, sept navires russes ont été touchés dans la mer d’Azov et dans la mer Noire, tandis que des canons antiaériens Bofors de 40 mm portent leurs premiers succès contre des missiles russes.
Un important centre de production électrique russe ainsi que la plus grande aciérie du pays ont été visés dans la région de Lipetsk, de même qu’une usine de polymères en oblast de Leningrad, près de Saint-Pétersbourg, et des objectifs à Stalingrad (aujourd’hui Volgograd). Sept navires russes ont été frappés hier dans la mer d’Azov et la mer Noire. Dans le même temps, d’anciens canons antiaériens suédois de type Bofors 40 mm L70, donnés par la Lituanie à l’Ukraine, ont réussi à abattre plusieurs missiles russes.
Situation générale :
Le conflit, qui entre dans sa cinquième phase, reste marqué par un affrontement intense et prolongé où aucun des deux camps ne semble disposé à céder. Ce conflit constitue une guerre totale, combinant à la fois un combat armé acharné et une bataille d’usure économique entre les forces armées ukrainiennes, modernes et solides, et l’armée russe, la troisième puissance militaire mondiale.
À Lipetsk, l’aciérie touchée représente environ 20 % de la production d’acier russe. La coupure de l’alimentation électrique de ce site pourrait causer l’endommagement irréversible des fours à coke, lesquels ne peuvent être redémarrés une fois le métal solidifié. Le site de production électrique frappé fait également partie des plus importants en Russie.
En Volgograd, les détails des dommages restent à confirmer. En région de Leningrad, une usine de production de polymères a été mise en feu. Des images montrent l’usine partiellement détruite en plein jour. Des vidéos circulent également sur l’incendie au centre électrique de Lipetsk.
Sur le front naval, les unités ukrainiennes ont ciblé et touché sept navires russes hier dans la mer d’Azov et la mer Noire. Le décompte quotidien montre une légère fluctuation dans le nombre de navires touchés, ce qui peut être interprété comme une certaine stabilité dans l’intensité des attaques.
Sur le plan de la défense aérienne, des canons antiaériens Bofors 40 mm L70, systèmes datant de la Seconde Guerre mondiale mais encore en service, ont été utilisés avec succès par des brigades ukrainiennes. Ces canons, donnés par la Lituanie qui les avait elle-même reçus de la Suède, ont abattu une cible aérienne russe de type drone Banderol ainsi qu’un missile de croisière à courte portée Kh-59, capable d’atteindre une vitesse supérieure à 1 000 km/h.
Ces canons fonctionnent en mode manuel et témoignent d’une remarquable efficacité malgré leur ancienneté, prouvant la durabilité de leur conception.
Le Bofors 40 mm L70 est également intégré dans des véhicules blindés suédois CV9040, y compris sur des versions dédiées à la défense antiaérienne dotées de radars et de munitions préprogrammées, bien que dans le cas ukrainien, les canons soient parfois positionnés de manière inversée pour des questions de configuration interne.
Sur le plan humanitaire, malgré les destructions et attaques constantes, la population civile continue d’assurer ses tâches quotidiennes. Les stations-service endommagées sont réparées, souvent avec des agents portant des protections, et des mesures provisoires telles que la pose de plaques de plastique ou de contreplaqué aux fenêtres brisées sont déployées pour limiter les dégâts.
Le soutien international, notamment économique et sous forme de sanctions sévères contre la Russie, reste essentiel pour permettre à l’Ukraine de poursuivre sa résistance et maintenir ses capacités industrielles et étatiques malgré la guerre.
« La clé réside dans la résilience économique, la capacité industrielle et la continuité des institutions de l’État malgré les attaques quotidiennes sur des sites cruciaux. Les Ukrainiens continueront de vivre, travailler et défendre leur pays tant qu’ils bénéficieront de notre soutien, ce qui leur prouve qu’ils ne sont pas seuls », déclare un expert engagé.
Enfin, le bilan des pertes russes communiqué par l’état-major ukrainien fait état de 1 370 soldats tués, 92 pièces d’artillerie détruites, deux lance-roquettes multiples, deux systèmes lourds de défense aérienne, huit systèmes spécifiques, 453 véhicules de transport ainsi que dix véhicules blindés dont trois chars.
L’offensive russe se traduit aussi par une poursuite des attaques terroristes visant notamment des infrastructures civiles, à l’image du bombardement d’un éditeur de livres à Kiev, où 250 000 volumes ont été détruits, ou des frappes à Zaporoijjia qui ont causé la mort de civils et touché des résidences, utilisant des bombes guidées à fort potentiel explosif pouvant atteindre jusqu’à 3 tonnes.
Razom do peremohi ! (Ensemble vers la victoire.)