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Dans la nuit, des bombardements auraient visé les raffineries russes situées à Saratov et dans le Tatarstan. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky exhorte l’Europe à se doter rapidement d’une défense antimissile balistique, soulignant que les missiles balistiques représentent le dernier avantage militaire significatif de la Russie.

Les forces ukrainiennes ont mené des attaques contre les raffineries de Saratov et du Tatarstan, provoquant des incendies visibles et confirmés par des images. Saratov revêt une importance stratégique particulière en abritant la grande base d’aviation de bombardiers stratégiques Engels-2, dont l’utilisation semble désormais réduite.

Parallèlement, Kiev affirme avoir détruit six navires-citernes, dont cinq sur la mer d’Azov et un dans la mer Noire, ainsi qu’une base aérienne dans l’oblast de Voronej et plusieurs ponts dans la région de Bilhorod.

Lors du sommet de l’OTAN à Ankara, le président Zelensky a appelé l’Europe à renforcer ses capacités de défense antimissile, jugeant insuffisante la production actuelle de missiles Patriot face à la menace russe. Il a déclaré :

« La seule chose que nous devons encore faire en Europe est de construire une défense solide contre les missiles balistiques russes. C’est un grand défi, c’est vrai. C’est le dernier avantage majeur de la Russie. Comme nous l’avons vu dans les conflits au Moyen-Orient et dans le Golfe, c’est un enjeu d’importance mondiale. Je crois que l’Europe doit d’urgence disposer de capacités propres pour produire des systèmes antimissiles balistiques ainsi que les missiles correspondants. »

Zelensky a insisté sur l’urgence de fournir à l’Europe des systèmes antimissiles abordables et produits en masse afin de protéger des centaines de millions d’Européens dès aujourd’hui, et non dans plusieurs années :

« L’essentiel est d’assurer la meilleure protection possible, avant tout pour des centaines de millions d’Européens. Et cette protection est nécessaire maintenant, pas dans plusieurs années. »

Sur le terrain, environ la moitié des stations-service ukrainiennes situées en zone proche du front ont été bombardées par la Russie. Les véhicules s’arrêtent désormais à bonne distance, sauf pour le ravitaillement indispensable, afin de limiter les risques liés aux attaques répétées.

Le quartier de Poltava a récemment été la cible d’une attaque ayant blessé Frida Stoltz, cofondatrice de l’association Skicka Vidare till Ukraina, qui soutient les forces ukrainiennes par des livraisons logistiques.

Dans un autre registre, le raffinerie de la ville d’Omsk, la plus grande de Russie, aurait cessé sa production à la suite d’un bombardement ukrainien, selon le Kyiv Post.

Du côté militaire, le groupe allemand Rheinmetall rencontre des difficultés techniques avec son système de défense aérienne Skynex déployé en Ukraine. Deux unités conçues pour protéger une installation industrielle ukrainienne ont échoué à intercepter un missile russe Shahed, qui a touché la cible. Toutefois, ces problèmes sont considérés comme anecdotiques et non systémiques, en raison de la complexité opérationnelle des systèmes et des conditions adverses du conflit.

L’Ukraine confirme également l’abattage d’un avion russe de type Su-35, renforçant ses capacités de défense aérienne.

Par ailleurs, la Pologne a annoncé avoir envoyé des missiles Patriot à l’Ukraine, malgré une dotation nationale limitée à 208 missiles antimissiles PAC-3.

Une opération d’intervention à distance (FPV) par drone ukrainien a réussi à infiltrer un hangar russe contenant des véhicules blindés et des stocks de munitions, provoquant plusieurs explosions secondaires.

Sur le plan politique, lors du sommet de l’OTAN, l’ex-président américain Donald Trump a fait état d’un projet visant à permettre à l’Ukraine de produire sous licence le système Patriot, précisant :

« J’ai eu vent que nous allons donner à l’Ukraine le droit de fabriquer des Patriot. Nous leur montrerons comment les produire. »

Cette perspective reste néanmoins lointaine, la création d’une chaîne de production étant lourde à mettre en place et dépendant du constructeur Raytheon, qui détient les droits et dont l’accord ne sera pas automatique.

Lors d’une question sur une éventuelle visite à Moscou, Zelensky a répondu avec précaution, évoquant le danger représenté par la présence importante de drones ukrainiens dans la zone : « C’est difficile. Il y a beaucoup de drones ukrainiens là-bas. C’est dangereux. »

En parallèle, des liaisons de bus longue distance relient désormais Tallinn à Kiev et Zaporizhzhia, témoignant d’un réseau de communication et d’un flux de passagers malgré la guerre.

Sur le front de la propagande, les déclarations de Trump concernant la production sous licence des missiles Patriot ont suscité une réaction défavorable des médias russes.

Enfin, le Kazakhstan a instauré des restrictions d’entrée aux Russes circulant en voiture, en raison de flux massifs de ressortissants profitant du carburant kazakh, illustrant les difficultés logistiques et économiques liées au conflit.

Sur le plan médiatique, une controverse persiste en Suède concernant la terminologie à adopter pour désigner la capitale ukrainienne, Kiev (Kyjiv), certains craignant que changer le nom soit perçu comme une prise de position politique contre les crimes de guerre et les violations des droits humains commis en Ukraine.

En conclusion, cette série d’événements met en lumière la dynamique des opérations militaires ukrainiennes visant à affaiblir les infrastructures russes, la nécessité urgente pour l’Europe de renforcer ses capacités de défense antimissile, ainsi que les enjeux politiques et médiatiques entourant le conflit.

Razom do peremohy ! (Ensemble vers la victoire !)