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Trois membres d’une même famille ont été tués et trois autres blessés lors du bombardement de leur villa dans la région de Soumy. Parallèlement, la pénurie d’électricité, un couvre-feu strict et des restrictions sévères affectent la Crimée occupée, avec notamment l’interdiction de vendre du carburant aux particuliers et l’arrêt du trafic des ferries.

Un drame familial causé par des frappes russes à Soumy

Une attaque par drones russes a ciblé une maison habitée par une famille nombreuse dans la région de Soumy, provoquant la mort tragique de trois personnes : un garçon de 13 ans, son père âgé de 36 ans et leur grand-mère de 73 ans. Trois autres membres de la famille ont été blessés, dont la mère de 31 ans, une sœur de 13 ans et un frère de 10 ans.

Les autorités ukrainiennes ont ouvert une enquête pour crimes de guerre portant sur ce massacre. Cette situation souligne, selon certains experts, la nécessité pour la Suède d’augmenter ses capacités d’enquête et de poursuite en matière de crimes de guerre, en formant notamment des enquêteurs civils spécialisés mobilisables en cas de conflit. En effet, des enquêtes sur des crimes commis par la Russie à l’étranger se heurtent souvent à des obstacles tels que le manque de preuves ou la difficulté juridique liée au lieu des faits.

Situation alarmante en Crimée occupée : dégradation des conditions et restrictions renforcées

La Crimée occupée par la Russie fait face à une aggravation significative de la situation civile. Les autorités ont instauré un couvre-feu strict et imposé des restrictions sur la vente de carburants aux particuliers et aux entreprises. Le trafic des ferries est suspendu, et des coupures d’électricité planifiées et tournantes sont en cours pour faire face à une crise énergétique.

Les commerces, notamment les grandes surfaces, ne peuvent ouvrir que de 7h à 20h, tandis que les épiceries ouvrent entre 8h et 20h. Afin de réduire la consommation d’électricité, l’éclairage public est coupé, et les rassemblements importants sont interdits. Le transport en commun est suspendu en soirée et la nuit.

Le seul accès terrestre à la péninsule se fait désormais par le pont de Kertch, réservé aux véhicules légers. Le trafic poids lourd est quant à lui dirigé vers les routes terrestres dont les infrastructures ont été sérieusement endommagées par des attaques ukrainiennes, notamment des drones. Seuls les ferries n’emportant pas de véhicules motorisés sont encore autorisés à circuler.

Des rapports indiquent également que la région de Kherson, également occupée, est encore plus durement touchée par l’isolement et les difficultés d’approvisionnement, du fait des destructions des voies de communication et de la dépendance à la Crimée pour certains ravitaillements.

Les opérations ukrainiennes se poursuivent

Durant la nuit, les forces ukrainiennes ont ciblé une station de communication spatiale dans la région de Moscou ainsi qu’un pont autoroutier dans le sud de l’Ukraine. Par ailleurs, deux ferries traversant le détroit de Kertch ont été touchés récemment.

Dans la ville de Voronej, une usine de semi-conducteurs spécialisée dans l’électronique fine utilisée pour les systèmes d’armes russes tels que le système Pantsir (SA-22 Greyhound), les missiles de croisière Iskander-K et Kalibr, a été bombardée. L’attaque a provoqué un incendie majeur, avec au moins neuf roquettes visant l’installation, perturbant gravement la production.

Razom do peremohi ! (Ensemble vers la victoire !)