Article de 320 mots ⏱️ 2 min de lecture

Un groupe pro-israélien appelle le président américain Donald Trump à renoncer à toute vente potentielle de chasseurs F-35 à la Turquie. Cette demande intervient après que Trump a laissé entendre, lors de sa récente rencontre avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan à Ankara, qu’il pourrait permettre à la Turquie de réintégrer le programme du F-35.

Coughlin, spécialiste de l’Institut Gatestone, souligne que la vente de ces appareils militaires sophistiqués devrait rencontrer une opposition importante au Congrès américain. Selon lui, il est peu probable que les parlementaires acceptent de lever l’interdiction imposée à la Turquie, notamment en raison de ses liens étroits avec la Russie et l’Iran, de son hostilité persistante mais momentanément atténuée envers Israël et la Grèce, ainsi que de son expansion de contrôle sur Chypre, territoire occupé.

Il met également en garde contre les relations de la Turquie avec des groupes islamistes, accusant Ankara de retarder le désarmement du mouvement Hamas à Gaza, en coordination avec le Qatar. Cette dernière puissance du Golfe est aussi connue pour son soutien à divers groupes islamistes, utilisant son influence pour freiner le processus de désarmement dans la bande de Gaza.

« La volonté de Trump de considérer la levée de l’interdiction sur les F-35 s’inscrit dans une offensive diplomatique visant à renforcer ses liens avec Erdoğan, malgré le soutien bien documenté de ce dernier à des organisations islamistes radicales telles que les Frères musulmans et le Hamas », affirme Coughlin.

Outre son appui de longue date à l’idéologie islamiste défendue par la mouvance expansionniste des Frères musulmans et leurs alliés, Erdoğan est aussi accusé de faire obstruction aux tentatives de l’administration américaine pour désarmer les groupes terroristes du Hamas à Gaza, dans le cadre de son initiative de paix visant cette enclave.