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La Marine américaine a franchi une étape importante dans la modernisation de sa flotte d’hélicoptères MH-60 Seahawk, visant à maintenir leur pertinence opérationnelle jusqu’en 2050.

Dans ce cadre, plusieurs industriels ont été retenus pour participer à un projet de prototype. Sierra Nevada Corporation, Lockheed Martin Rotary and Mission Systems, Rockwell Collins, et Technology Security Associates sont impliqués dans divers domaines essentiels, tels que l’intégration structurelle, les systèmes avioniques critiques pour le vol, le développement d’une architecture numérique de base, ainsi que la vérification de systèmes ouverts.

Dirigé par le bureau du programme H-60 Multi-Mission Helicopter, en coopération avec la Marine royale australienne, le programme se décline en deux phases : la première consiste à développer les concepts préliminaires d’avionique critique de vol et d’infrastructure numérique, ainsi qu’à préparer l’appareil pour les essais. La deuxième phase couvrira le développement et la validation des prototypes.

Les travaux tireront parti d’outils numériques pour accélérer le développement et les tests. De plus, l’application des normes Modular Open Systems Approach (MOSA) facilitera l’intégration rapide de nouvelles technologies et réduira les coûts liés aux reconceptions. Cette approche pourrait aussi servir de base commune à différentes plateformes de levage vertical à l’avenir.

Historique de la plateforme : Le Seahawk est issu des besoins exprimés dans les années 1970 par la Marine américaine, cherchant à remplacer le SH-2 Seasprite tout en s’appuyant sur la conception du UH-60 Black Hawk de l’Armée de terre. Le SH-60B est entré en service en 1984 et a évolué vers les variantes actuelles MH-60R et MH-60S.

Le MH-60R est principalement dédié aux missions anti-sous-marines, de guerre électronique, de surface et de commandement et contrôle, tandis que le MH-60S appuie les opérations de lutte anti-surface, de recherche et sauvetage en combat, les opérations spéciales et la lutte contre les mines aériennes.

Ce programme utilise un accord spécifique nommé Other Transaction Authority via le Naval Aviation Systems Consortium pour collaborer avec l’industrie, avec des contrats formels conditionnés à la réussite des négociations et à la finalisation des déclarations de travail de la phase 1.

Sources : thedefensepost