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L’OTAN surveille de près l’expansion et la modernisation de la force sous-marine russe dans le Grand Nord, notamment autour de la péninsule de Kola, un site stratégique pour la Flotte du Nord.

Selon le Commandement conjoint des forces alliées de Brunssum, la Russie développe des nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs de missiles de croisière (SSGN), augmentant ainsi ses capacités de frappe à longue portée et de déni de zone dans cette région clé. Cette modernisation inclut des sous-marins d’attaque nucléaires ainsi que des sous-marins stratégiques lanceurs de missiles balistiques opérant depuis plusieurs bases majeures concentrées sur la péninsule de Kola, qui donne accès à la mer de Barents et à l’Atlantique Nord.

Ces sous-marins peuvent cibler à la fois des navires de surface et des objectifs terrestres, bénéficiant de l’endurance propre à la propulsion nucléaire.

L’Alliance souligne que bien que ces sous-marins soient invisibles sous les eaux, elle garde une vigilance constante : « Ils peuvent être invisibles sous les vagues, mais pas pour nous. Nous les voyons, nous surveillons ces développements de près et nous les prenons au sérieux. »

La Flotte du Nord russe opère notamment dans des zones stratégiques qui permettent à ses sous-marins de gagner la mer de Norvège et l’Atlantique Nord par des voies proches des eaux territoriales de Norvège et d’Islande, membres de l’OTAN. Ces espaces sont régulièrement surveillés par des avions de patrouille maritime, des navires de surface et des sous-marins alliés, dans le cadre d’exercices de guerre anti-sous-marine et de missions de surveillance.

Le Commandement conjoint de Brunssum, responsable des opérations dans la partie nord et est de la zone alliée, rappelle ainsi l’importance stratégique du Grand Nord dans l’équilibre de la sécurité régionale et la nécessité d’une présence alliée renforcée pour contrer ces évolutions.

Sources : ukdefencejournal