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Le Bangladesh se prépare à moderniser sa force aérienne avec la possible commande de 20 à 24 avions de combat chinois J-10CE, en parallèle d’un rapprochement stratégique avec Pékin tout en cherchant à diversifier ses alliances de défense.

Cette décision, annoncée par un conseiller du premier ministre, dépendra du budget alloué pour l’exercice fiscal en cours. Si les fonds sont insuffisants, la commande pourrait être reportée au prochain budget. Le choix des J-10CE repose sur un équilibre entre capacités opérationnelles, coût et logistique, notamment en raison de la flotte existante d’avions chinois dans l’armée de l’air bangladaise.

Le contexte géopolitique est déterminant : la proximité et l’influence de l’Inde, partenaire historique mais rival régional, compliquent la stratégie militaire de Dhaka. Alors que l’Inde privilégie des avions européens tels que le Rafale, le Bangladesh voit dans la Chine un contrepoids et a même envisagé des achats de chasseurs sino-pakistanais JF-17, reflétant une relation croissante avec le voisin pakistanais.

La loi américaine CAATSA, qui punit les achats militaires russes, a conduit à l’exclusion des appareils russes, notamment les hélicoptères Mil-8, sur lesquels pèsent des risques de sanctions. Par ailleurs, le coût représente un paramètre crucial : le J-10CE, monomoteur et de taille moyenne, est considérablement moins cher que l’Eurofighter Typhoon, bimoteur et plus performant, ce qui en fait une option plus adaptée au budget militaire bangladais limité.

À noter que le F-16, souvent cité comme idéal pour le Bangladesh, ne semble plus envisagé sérieusement, témoignant probablement d’une volonté de ménager les relations avec la Chine face aux fournisseurs occidentaux.

En termes financiers, le coût unitaire du J-10CE est évalué par le Bangladesh autour de 62,5 millions de dollars, bien que ce chiffre puisse s’approcher de 115 millions avec les extras et le soutien technique, tandis que l’Eurofighter oscillerait entre 110 et 130 millions de dollars l’appareil.

La modernisation prévue s’inscrit dans un programme plus large incluant l’achat de hélicoptères d’attaque, de machines pour missions VIP et de systèmes de drones, sans qu’une décision sur ces derniers fournisseurs n’ait été annoncée.

Enfin, bien qu’une commande majeure de J-10CE semble se profiler, cela ne ferme pas complètement la porte au Eurofighter, puisque le Bangladesh pourrait adopter une flotte mixte afin d’équilibrer ses intérêts stratégiques, démarche déjà observée en Indonésie ou envisagée au Canada.

Sources : galaxiamilitar