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Depuis mars 2026, l’Ukraine a commencé à opérer un avion d’alerte avancée et de contrôle aéroporté Saab ASC 890 Erieye, promis par la Suède pour 2024, selon le ministère ukrainien de la Défense. Ce système joue un rôle crucial dans le développement des capacités de combat aérien ukrainiennes, notamment en détectant à longue portée les cibles aériennes, en coordonnant les opérations et en aidant les pilotes de chasse à mieux faire face aux menaces.

La Suède s’est engagée à livrer deux avions ASC 890 issus de ses stocks, mais la présence du second appareil sur le sol ukrainien n’a pas été confirmée à ce jour. Cette livraison crée un vide temporaire dans les capacités de la Force aérienne suédoise, en attente des remplacements Saab GlobalEye.

Intégré avec les chasseurs F-16, Mirage 2000 et prochainement Gripen, l’ASC 890 doit participer à un système de combat aérien en réseau conforme aux standards de l’OTAN. En mai, un accord prévoyait en outre la cession gratuite de 16 Gripen C/D à l’Ukraine et la commande de 16 Gripen E, avec des livraisons à partir de 2027.

Ce renforcement modifie substantiellement le rapport de forces en matière de surveillance aérienne. En début de conflit, l’Ukraine ne disposait pas de capacités comparables d’alerte aérienne, tandis que la Russie exploitait une importante flotte de Beriev A-50U (entre 7 et 9 appareils). Plusieurs A-50U ont été abattus, avec leurs équipages expérimentés, tandis que d’autres sont réaffectés à la détection de drones et missiles ukrainiens dans l’arrière-front russe.

La flotte russe d’A-50U est estimée à 4 à 7 appareils encore opérationnels mi-2026. Les bombardements ukrainiens à longue portée poussent la Russie à détourner vers la défense de son territoire des moyens sophistiqués (A-50U, Su-57, Ka-52) qui pourraient autrement être engagés en première ligne.

Malgré un avantage russe global en matière d’AEW&C, le déséquilibre se réduit nettement. L’Ukraine combine désormais l’ASC 890 avec des capteurs terrestres, notamment les radars Patriot, pour une meilleure connaissance de la situation aérienne.

Le 8 juillet 2026, un combat aérien s’est soldé par l’abattage d’un Su-35S russe, principale plateforme de supériorité aérienne russe. Un F-16 ukrainien, assisté par un radar Patriot, aurait mené cette opération, une première confirmée par un haut responsable militaire américain. On suppose que l’ASC 890 a contribué indirectement par la fourniture d’une information tactique précieuse.

Cette interaction illustre la valeur ajoutée du système ASC 890 : il permet de localiser les chasseurs adverses à haute valeur, d’alerter précocement les pilotes ukrainiens, et de faciliter des embuscades coordonnées favorisant le succès contre des appareils plus performants individuellement.

Sources : galaxiamilitar