Article de 441 mots ⏱️ 3 min de lecture

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a eu une conversation importante avec son homologue suédois Ulf Kristersson le 7 septembre, soulignant l’importance des liens bilatéraux renforcés par la Force Expéditionnaire Conjointe (Joint Expeditionary Force – JEF) et l’OTAN pour protéger leurs intérêts communs.

Face à la menace russe en Ukraine et les attaques hybrides en Europe, les deux dirigeants ont réitéré l’importance de cette coopération. Burnham a mentionné sa récente visite en Ukraine et a remercié la Suède pour son soutien vigoureux, notamment à la lumière des attaques russes intensifiées qualifiées d’egregious.

La JEF, dirigée par la Grande-Bretagne, réunit dix pays d’Europe du Nord : Royaume-Uni, Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Norvège et Suède. Cette force peut intervenir de façon autonome ou en coordination avec l’OTAN et d’autres partenaires, en se concentrant sur le Grand Nord, l’Atlantique Nord et la mer Baltique. Ces dernières années, la JEF a notamment coordonné la protection des câbles sous-marins, des pipelines, et le suivi des mouvements de flottes pétrolières fantômes.

La participation suédoise à ce groupe précède l’adhésion officielle de la Suède à l’OTAN en mars 2024, après deux siècles de non-alignement militaire. Cette adhésion, conjointement à celle de la Finlande, modifie substantiellement la posture de l’Alliance en mer Baltique et resserre la collaboration sécuritaire entre Stockholm et Londres.

Les échanges ont également porté sur des sujets économiques avec une dimension défense et énergie. Les dirigeants ont évoqué les perspectives de croissance, notamment grâce au programme des petits réacteurs modulaires (SMR) développé par Rolls-Royce. Ce projet, sélectionné par l’entreprise publique suédoise Vattenfall, vise à implanter ces réacteurs sur le site de Ringhals, sur la côte ouest suédoise.

Rolls-Royce SMR, qui développe la conception britannique des petits réacteurs modulaires à fabrication industrielle, cherche à réduire les coûts et les délais de construction par rapport aux centrales nucléaires traditionnelles. Ce programme illustre une coopération fructueuse entre les deux pays, génératrice d’emplois qualifiés et facilitant la transition vers une énergie propre, fiable et sécurisée.

Enfin, Burnham a exprimé l’ambition britannique d’améliorer les relations avec l’Union européenne, souhaitant davantage de sécurité, d’opportunités et de croissance pour les populations des deux côtés. Les deux Premiers ministres ont conclu en se disant impatients de se rencontrer prochainement afin de poursuivre ces échanges.

Sources : ukdefencejournal