Une étude menée par le Totalförsvarets Forskningsinstitut (FOI) en Suède souligne que la conscription n’améliore pas la qualité des citoyens, contrairement à certaines idées reçues.
Selon cette recherche, la conscription vise exclusivement à former des combattants qualifiés capables de défendre la liberté et la démocratie, et non à inculquer des valeurs civiques ou sociales telles que la discipline domestique ou le respect des horaires.
Les chercheurs précisent que le modèle traditionnel présentant le service militaire comme une étape de maturation sociale n’est pas étayé scientifiquement. Par ailleurs, s’il a été noté une baisse des risques de toxicomanie parmi les conscrits, cette observation pourrait être biaisée, car les jeunes ayant des problèmes de drogue sont souvent exclus du service.
De plus, la sélection rigoureuse des conscrits – se limitant à la crème de la jeunesse la plus saine, motivée et capable – signifie que ce groupe est socialement homogène. Les exigences techniques croissantes dans les forces armées ont conduit à la disparition des postes à faible niveau de compétences, renforçant cette homogénéité.
Le FOI conclut ainsi que la conscription ne doit pas être vue comme un outil de changement social ou éducatif, et visant autre chose pourrait engendrer des coûts sociaux élevés tout en détournant des ressources plus efficaces destinées à résoudre des problèmes sociaux.
Enfin, le processus de sélection inclut des entretiens de sécurité et des vérifications de casier judiciaire rigoureuses, garantissant que seuls des individus sans antécédents criminels ou problèmes financiers importants intègrent la formation. Des contrôles réguliers sont également effectués pour maintenir ce niveau d’intégrité.
En résumé, la conscription suédoise récente repose sur un modèle où seuls les candidats les plus aptes sont formés pour des missions militaires spécifiques et où l’objectif principal reste la défense du pays, sans prétendre à un développement civique plus large.