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Depuis le début du conflit en 2023 entre l’armée soudanaise et les forces paramilitaires des Rapid Support Forces (RSF), plus de 150 000 personnes ont perdu la vie et au moins 13,6 millions ont été déplacées, créant une crise humanitaire majeure au Soudan.

Selon des enquêtes internationales, des réseaux étrangers alimentent ce conflit en fournissant des drones, des armes, des formations et du personnel militaire, notamment via des sociétés privées, des recruteurs et des intermédiaires liés aux Émirats arabes unis et à la Colombie.

Des pays comme le Tchad, le sud-est de la Libye et la ville somalienne de Bosaso servent de points de transit pour ces livraisons. Les enquêteurs de l’ONU ont souligné la nécessité pour ces États d’agir afin de démanteler ces réseaux.

Près de 2 000 anciens militaires colombiens ont été déployés aux côtés des RSF dans les régions du Darfour et de Kordofan, où ils ont utilisé drones de combat, artillerie et autres armes avancées. Certains ont également formé des enfants recrutés par le paramilitaire.

Ces renforts étrangers ont soutenu les opérations des RSF lors d’attaques telles que la prise du camp de déplacés de Zamzam et la capture d’El-Fasher, la capitale du Nord-Darfour, où des violations graves, incluant des actes assimilés à un génocide par l’ONU, ont été documentées.

Les drones fournis par des acteurs extérieurs ont renforcé la capacité de combat des deux camps mais ont aussi causé de lourdes pertes civiles. Des frappes ont visé des infrastructures civiles telles que des hôpitaux, des écoles, des marchés et des abris.

Par exemple, une attaque par drone des RSF à Kalogi, dans l’État du Sud-Kordofan, a tué 114 personnes dont 60 enfants. De même, une frappe attribuée à l’armée soudanaise à Ad-Da’ein, au Darfour de l’Est, a causé au moins 70 morts et détruit un hôpital majeur.

Les drones des RSF ont par ailleurs endommagé des infrastructures vitales à El Obeid, capitale du Nord-Kordofan, exposant cette ville à un siège partiel et à de sévères pressions.

Face à cette escalade, la mission de l’ONU appelle le Conseil de sécurité à étendre l’embargo sur les armes, actuellement limité à la région du Darfour, à l’ensemble du territoire soudanais.

Sources : thedefensepost