Le 14 septembre 2026 a été la journée la plus sanglante pour les forces russes cette année dans le conflit en Ukraine, avec près de 1 940 pertes selon le comptage matinal de l’état-major ukrainien. Cette offensive ukrainienne a notamment visé un raffinerie de pétrole à Jaroslavl ainsi qu’une base aérienne à Rostov-sur-le-Don.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé ces attaques précises menées en collaboration entre le Service de sécurité ukrainien, les Forces de systèmes sans pilote, le renseignement de la défense et le renseignement extérieur. L’attaque a endommagé ou détruit trois avions de transport (dont un An-12 et deux An-26), trois hélicoptères, et plusieurs navires de la flotte russe dans la mer Noire ont été touchés par des drones d’attaque.
Les pertes russes ont également été très importantes sur le plan matériel, avec la destruction de 43 pièces d’artillerie, 7 lance-roquettes multiples, 3 systèmes de défense antiaérienne lourds, 14 véhicules chenillés, 461 véhicules de transport, ainsi que 7 véhicules blindés dont un char. Deux systèmes de défense aérienne S-400 ont en outre été perdus dans la région de Briansk.
Ce regain de violence intervient dans un contexte où la Russie semble s’enliser sans avancée notable sur le terrain. L’État-major ukrainien estime que la Russie ne parviendra pas à percer les lignes fortifiées ukrainiennes durant l’hiver, mais ce dernier pourrait être particulièrement difficile à cause des bombardements russes indiscriminés contre des zones civiles.
Simultanément à ces événements, des bombardements massifs russes visant Kiev et d’autres localités ukrainiennes ont eu lieu, utilisant une large gamme d’armes, notamment des missiles balistiques Iskander, des missiles de croisière Kalibr tirés de la Flottille caspienne, ainsi que des drones Shahed en très grand nombre. Selon Kiev, plusieurs centaines de drones ont été abattus, mais certains missiles de croisière sont passés à travers les défenses ukrainiennes.
Sur le plan international, la tension s’est également manifestée avec l’arrestation en Finlande de deux ressortissants suédois soupçonnés d’espionnage, ainsi qu’une expulsion d’un diplomate iranien en Suède pour activités incompatibles avec la Convention de Vienne. Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de rivalités géopolitiques impliquant la Russie et ses alliés, notamment l’Iran et la Corée du Nord.
Par ailleurs, des discussions de haut niveau ont eu lieu entre l’Union européenne et le Canada, avec une proposition inédite d’association renforcée, témoignant des évolutions diplomatiques sous l’impulsion notamment du soutien occidental à l’Ukraine.
Enfin, l’offensive ukrainienne s’appuie de plus en plus sur des technologies et tactiques innovantes, notamment le déploiement massif de drones FPV de haute précision qui ont contribué à une augmentation significative des pertes russes, notamment parmi les troupes blessées dont l’évacuation est devenue très difficile.
Le conflit reste donc très actif et meurtrier, avec des conséquences stratégiques et diplomatiques majeures au-delà du champ de bataille, dans un contexte international fortement polarisé.
