Le 14 septembre 2026, le ministère de la Défense nationale a annoncé que le 48e groupe d’escorte de la marine de l’Armée populaire de libération (PLAN) avait achevé sa mission dans le golfe d’Aden et entamait son retour en passant par trois ports : Bangladesh, Myanmar et Malaisie. Ce groupe est composé du destroyer Tangshan, de la frégate Daqing et du navire de soutien complet Taihu. Ces navires ont quitté la Chine le 11 octobre 2025, ce qui représente onze mois en mission avant même de débuter les escales.
Cette longue présence en mer est rendue possible grâce à la capacité logistique du navire de soutien Taihu. Pesant environ 23 000 tonnes en pleine charge, il est capable d’effectuer des ravitaillements en mer (carburant, eau douce, vivres) à ses deux compagnons d’escorte tout en restant en mouvement, ce qui permet au Tangshan et à la Daqing de maintenir leur mission sans interruption ni retour au port.
Depuis décembre 2008, la marine chinoise déploie régulièrement ce type de groupes d’escorte dans la région, combinant destroyers, frégates et navires ravitailleurs pour assurer une présence continue. La production rapide et régulière de destroyers de classe Type 052D, de frégates 054A et de navires de soutien tels que le Taihu permet de soutenir un rythme opérationnel élevé, garantissant que ces groupes restent renouvelés et opérationnels en permanence.
Les escales au Bangladesh, au Myanmar et en Malaisie s’inscrivent dans une logique diplomatique : ces visites sont des occasions d’échanges professionnels et de journées portes ouvertes, renforçant la visibilité de la marine chinoise auprès de partenaires régionaux qui possèdent ou envisagent d’acquérir des navires chinois. Ces étapes ne constituent pas une tournée commerciale mais contribuent à asseoir une présence régionale continue, avec en arrière-plan une industrie navale bien rodée capable d’alimenter cette capacité d’endurance.
En conclusion, si le grand public remarque d’abord le destroyer, c’est bien le soutien logistique apporté par le ravitailleur Taihu qui permet à cette mission de durer près d’un an. La marine chinoise montre ainsi sa capacité industrielle et opérationnelle à maintenir une force projetée loin de ses bases pendant une période prolongée, un indicateur clé de sa montée en puissance navale.
