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Les États-Unis ont approuvé une vente militaire majeure à l’Arabie Saoudite portant sur 48 chasseurs furtifs F-35A Lightning II et 49 moteurs associés, d’une valeur de 24,3 milliards de dollars.

Ce package inclut également des équipements cryptographiques complets, du soutien à la guerre électronique, des infrastructures de communication sécurisées, ainsi que des simulateurs et un important support logistique. L’objectif est de renforcer la capacité opérationnelle de la Royal Saudi Air Force tout en maintenant la stabilité régionale et l’interopérabilité avec les forces américaines.

Les 48 F-35 pourraient former deux escadrons, mais le détail des sites basés en Arabie Saoudite et l’organisation précise des unités n’ont pas encore été divulgués. Ces appareils complèteront les flottes existantes de 231 F-15 et 72 Eurofighter Typhoon, offrant des missions impossibles à réaliser avec les avions actuels, notamment grâce à leur signature radar réduite, leur capacité à transporter des armes en interne, leur électronique de guerre et leurs capteurs avancés.

Le F-35 permet d’exécuter des frappes précises et des missions de pénétration avancée dans les défenses ennemies, avec une combinaison d’armes internes comme les missiles AIM-120 AMRAAM et les bombes JDAM, tout en pouvant porter des charges plus importantes à l’extérieur si nécessaire. Il est aussi prévu de pouvoir échanger des données tactiques et de suivi en temps réel via les réseaux de commandement saoudiens.

Cependant, cette acquisition intervient dans un contexte régional complexe :

  • Israël, principal rival dans la région, dispose déjà d’une flotte F-35I Adir de 48 avions opérationnels, avec des commandes portées à 100 appareils à l’horizon 2030, accompagnés de 50 F-15IA.
  • Israël bénéficie d’une longue expérience opérationnelle en déployant ses F-35 dans plusieurs conflits au Moyen-Orient, ainsi que d’une capacité exclusive à modifier ses appareils avec des systèmes et armements nationaux.
  • Par ailleurs, la politique américaine favorise la protection de l’avantage militaire qualitatif (QME) d’Israël, ce qui impose des conditions strictes sur la diffusion des technologies, notamment la cryptographie et les systèmes embarqués, dans les ventes régionales.

Pour l’Arabie Saoudite, de nombreux défis restent à relever : formation d’un vivier de pilotes et techniciens qualifiés, mise en place des réseaux sécurisés indispensables et maintien opérationnel. La capacité réelle des F-35 saoudiens dépendra aussi de leur taux de disponibilité et des ressources allouées à leur entretien.

Le calendrier d’arrivée des premiers F-35 saoudiens pourrait coïncider avec la montée en puissance des nouvelles livraisons israéliennes, notamment les F-15IA, compliquant l’équilibre stratégique dans la région.

Enfin, les contraintes liées à la sécurité technologique pourraient limiter l’accès aux infrastructures sensibles et imposer des contrôles rigoureux pour garantir la protection des technologies américaines.

En résumé, cette vente marque une étape majeure pour l’Armée de l’air saoudienne qui deviendra la première force aérienne arabe dotée de chasseurs furtifs F-35, tout en s’inscrivant dans une dynamique géopolitique et sécuritaire délicate impliquant Israël et les États-Unis.

Sources : galaxiamilitar