Les États-Unis ont réalisé un tir d’essai d’un missile balistique intercontinental (ICBM) Minuteman III dépourvu de charge nucléaire, équipé de deux ogives de rentrée factices, dans le cadre d’un programme régulier visant à vérifier la fiabilité du système.
Ce lancement, nommé GT-255, s’est déroulé le 3 mars depuis la base Vandenberg Space Force en Californie. Selon le Air Force Global Strike Command, ce test avait été planifié plusieurs années à l’avance et ne constituait pas une réaction à des événements internationaux actuels.
Au cours de son vol, les ogives de rentrée du missile ont parcouru plusieurs milliers de kilomètres pour atteindre une cible prédéterminée située dans l’atoll de Kwajalein, aux Îles Marshall. Les ingénieurs et spécialistes des armements ont profité de cet exercice pour collecter des données portant sur la précision, la fiabilité et la performance globale du système.
« GT-255 nous a permis d’évaluer les performances des différentes composantes du système missile », a déclaré le lieutenant-colonel Karrie Wray, commandant du 576th Flight Test Squadron. « En analysant continuellement divers scénarios de mission, nous pouvons améliorer la performance de l’ensemble du parc d’ICBM, garantissant ainsi un niveau maximal de préparation pour la composante sol de la triade nucléaire nationale. »
Ce test a aussi porté sur la performance des ogives multiples de rentrée, conçues pour accroître l’efficacité du missile et compliquer la défense antimissile adverse. « Il est essentiel de tester tous les aspects de notre force d’ICBM, y compris notre capacité à délivrer plusieurs charges utiles indépendamment ciblées avec une précision absolue », a souligné le général S.L. Davis, commandant du Air Force Global Strike Command.
Les données recueillies lors de ce tir seront analysées par le 377th Test and Evaluation Group et partagées avec le Département de la Défense, le Département de l’Énergie ainsi que le United States Strategic Command afin de soutenir le développement futur des forces.
Le Minuteman III demeure à ce jour la composante terrestre de la triade nucléaire américaine, alors que l’US Air Force poursuit le développement de son successeur prévu, le missile LGM-35A Sentinel.
