La Marine américaine a décidé de prolonger la durée de service de son porte-avions le plus ancien, l’USS Nimitz (CVN-68), repoussant sa mise hors service initialement prévue en mai 2026 à mars 2027.
Cette extension de dix mois permettra au Nimitz d’être désarmé à peu près au moment de la livraison attendue du dernier porte-avions en date de la marine américaine, le John F. Kennedy (CVN-79), deuxième unité de la classe Ford, prévue en mars de l’année prochaine.
Cette mesure garantit à la marine de maintenir au minimum 11 porte-avions opérationnels, conformément à une loi de 2011, en dépit des retards rencontrés dans le programme du John F. Kennedy.
Un responsable non nommé de la Marine américaine a communiqué cette décision à Breaking Defense. Ce changement d’agenda intervient alors que le CVN-68 s’apprête à effectuer son dernier voyage depuis la base navale de Kitsap à Bremerton, dans l’État de Washington, vers la station navale de Norfolk, en Virginie, début mars.
Avant son retour à Bremerton en décembre 2025, le Nimitz a achevé son dernier déploiement complet auprès du Commandement central américain (CENTCOM) et du Commandement indo-pacifique (INDOPACOM).
USS Nimitz
Mis en service en mai 1975, le porte-avions USS Nimitz est surnommé le « Porte-avions du Nord-Ouest Pacifique ». Il porte le nom de l’amiral de flotte Chester W. Nimitz, commandant de la flotte du Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale.
Le navire est propulsé par deux réacteurs nucléaires Westinghouse A4W, lui permettant d’atteindre une vitesse de 30 nœuds (55,5 km/h) et de parcourir plus de 12 000 milles nautiques (22 224 km) sans ravitaillement.
Le Nimitz a participé à plusieurs opérations militaires américaines majeures, notamment l’opération Tempête du Désert contre l’Irak entre 1990 et 1991, ainsi que l’opération Liberté immuable visant le régime taliban et Al-Qaïda en Afghanistan, après les attentats du 11 septembre 2001.
Il a également été engagé lors d’une mission ratée de sauvetage d’otages américains en Iran, l’opération Eagle Claw en 1980. Cet épisode a été mentionné par l’administration du président américain Donald Trump dans sa liste sur « Les décennies de terrorisme du régime iranien contre les citoyens américains », publiée le 2 mars, suite à des attaques conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février.