L’Iran a informé le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Organisation maritime internationale que les navires « non hostiles » peuvent désormais transiter dans le détroit d’Hormuz, sous réserve d’une coordination préalable avec les autorités iraniennes.
Cette décision intervient dans un contexte de perturbations importantes des flux de pétrole et de gaz naturel liquéfié, conséquences du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui affecte notablement l’approvisionnement mondial. Téhéran affirme avoir pris des mesures pour empêcher que ce passage stratégique ne soit utilisé par des forces agressives contre ses intérêts.
Le 25 mars 2026, l’Iran a officiellement adressé une note au Conseil de sécurité de l’ONU et à l’Organisation maritime internationale (OMI). Ce document précise que les navires « non hostiles », y compris ceux appartenant à d’autres États ou leur étant associés, peuvent bénéficier d’un passage sûr dans le détroit d’Hormuz, à condition :
- de ne pas participer ou soutenir des actes d’agression contre l’Iran,
- de respecter strictement les règles de sécurité et de sûreté en vigueur,
- et de coordonner leur transit avec les autorités iraniennes compétentes.
Ce transit sécurisé concerne uniquement les navires répondant à ces critères, souligne la note officielle. Par ailleurs, l’Iran met en garde que les navires, équipements ou tout autre moyen appartenant aux États-Unis, à Israël ou à leurs alliés impliqués dans le conflit ne seront pas considérés comme échangeant une « navigation innocente » ou « non hostile ». En effet, Téhéran affirme avoir adopté des mesures « nécessaires et proportionnées » pour contrer toute exploitation du détroit à des fins hostiles.
Le détroit d’Hormuz demeure une voie maritime vitale, par laquelle transite environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Toute perturbation prolongée a des répercussions directes sur les marchés énergétiques mondiaux et la stabilité géopolitique régionale.