Le Royaume-Uni et la France ont lancé une étude conjointe pour développer un missile air-air de nouvelle génération destiné à succéder au Meteor, l’un des missiles beyond-visual-range (BVR) les plus avancés d’Europe.
Un protocole d’accord engage les deux pays dans une étude conjointe d’une durée de 12 mois visant à analyser les menaces futures du combat aérien et les technologies nécessaires pour conserver la supériorité aérienne dans les décennies à venir, selon le gouvernement britannique.
Cette étude explorera de nouveaux concepts de missiles et établira une feuille de route pour leur développement potentiel. Ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges du traité Lancaster House 2.0, qui vise à renforcer la coopération en matière de défense entre la France et le Royaume-Uni.
« Dans une nouvelle ère de menaces, nous renforçons la coopération avec nos alliés et partenaires », a déclaré le ministre britannique de la Défense, Luke Pollard. « Cet accord marque une avancée significative… illustrant la solidité du partenariat de défense franco-britannique. »
Entré en service en 2016, le Meteor est actuellement utilisé par six pays européens et équipe en première ligne le Typhoon de la Royal Air Force ainsi que le Rafale de l’Armée de l’air française. Fruit d’une collaboration multinationale, il est largement reconnu comme une référence en termes de performances pour les missiles air-air à longue portée.
La nouvelle étude vise à s’appuyer sur ce modèle, en insistant sur l’alignement des efforts industriels et la suppression des redondances dans les programmes européens de défense.
« En travaillant avec la France sur la prochaine génération de missiles air-air, nous renforçons les capacités de l’OTAN et la sécurité européenne », a ajouté Luke Pollard.
Cette initiative fait également partie d’un renforcement de l’« Entente Industrielle » entre le Royaume-Uni et la France, destiné à améliorer l’efficacité des développements d’armements complexes et à consolider l’avantage de l’OTAN dans le combat aérien de haute intensité.
Dans ce cadre, un bureau commun pour la gestion des programmes d’armes complexes sera créé afin de coordonner les programmes de missiles, aligner les priorités nationales et faciliter la participation élargie d’autres pays partenaires.
