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Des groupes de la société civile palestinienne et israélienne ont lancé un appel en faveur d’un soutien international à la solution à deux États, alertant que « la fenêtre d’opportunité » se referme. Ce rassemblement s’est tenu à Paris vendredi, en amont du sommet du G7 prévu la semaine prochaine à Évian-les-Bains.

Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, considéré comme l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, s’oppose farouchement à la création d’un État palestinien souverain et pleinement indépendant en Cisjordanie occupée et à Gaza. Sur le terrain, il œuvre à affaiblir les perspectives de la solution à deux États.

La rencontre parisienne, à laquelle ont participé la haute représentante de l’Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, ainsi que des ministres du Brésil, du Canada, des Émirats arabes unis et de la Turquie, visait à mobiliser les responsables internationaux avant le sommet du G7.

Dans une déclaration commune, les représentants des groupes civils israéliens et palestiniens ont exhorté les dirigeants du G7 à agir de toute urgence.

« Israéliens et Palestiniens restent enfermés dans la peur, l’insécurité et le traumatisme », ont-ils souligné.
« La fenêtre pour une solution reste ouverte ; mais elle se rétrécit. Ce moment nécessite une diplomatie d’urgence, fondée sur le partenariat avec la société civile. »

Ces groupes ont proposé un plan d’action en huit points, insistant notamment sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent, des avancées concrètes vers la solution à deux États, ainsi que l’arrêt de l’expansion des colonies.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noel Barrot, a réaffirmé le soutien de la France à la solution à deux États, estimant que « cette année pourrait être déterminante ». L’an dernier, dans une rupture avec des décennies de politique occidentale, la France, le Royaume-Uni, le Canada et plusieurs autres pays ont reconnu un État palestinien.

L’attaque lancée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre à Gaza, où un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre a largement interrompu les combats.

Cependant, Israël et Hamas s’accusent presque quotidiennement de violations du cessez-le-feu, tandis que la bande de Gaza reste plongée dans la violence, la situation humanitaire se détériorant, et les négociations pour mettre un terme définitif au conflit piétinent.

Par ailleurs, l’Autorité palestinienne, dirigée par le président Mahmud Abbas, apparaît très affaiblie et largement décriée par la population.