Article de 381 mots ⏱️ 2 min de lecture

En anticipation d’un accord formel entre les États-Unis et l’Iran concernant la fin des hostilités et le lancement d’une mission navale internationale dans la région, la Marine allemande a décidé de repositionner ses navires, le chasseur de mines Fulda et le bâtiment de soutien Mosel, plus près du détroit d’Hormuz. Ces navires devront, en coordination avec les alliés, garantir la liberté de navigation une fois que la guerre déclenchée par les États-Unis contre l’Iran sera terminée et que le passage maritime sera de nouveau sécurisé. Jusqu’à présent, les deux bâtiments attendaient en Méditerranée un déploiement potentiel.

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a annoncé ce mardi lors d’une visite du régiment de protection d’installations de la Luftwaffe à la base aérienne d’Upjever que Fulda et Mosel seraient dans les prochains jours redéployés via la mer Rouge vers Djibouti.

Le chasseur de mines Fulda avait appareillé début mai en direction de la Méditerranée, tandis que le bâtiment de soutien Mosel avait été retiré d’une mission en mer Égée. Avec ce positionnement avancé, le ministère de la Défense entend assurer une capacité d’intervention rapide dès la cessation des combats contre l’Iran.

Plusieurs pays européens préparent depuis plusieurs semaines une mission navale dans la zone du détroit d’Hormuz, qui pourrait être déclenchée à la fin des hostilités. Outre les missions de détection et de neutralisation des mines marines, le ministère allemand a aussi annoncé la mise à disposition d’unités armées chargées d’assurer la protection des navires commerciaux.

Pour l’instant, les conditions fondamentales pour ce déploiement restent à valider. La signature d’un accord entre les États-Unis et l’Iran est essentielle, tout comme l’obtention d’un mandat du Bundestag pour engager des forces allemandes. Par ailleurs, il reste à définir sur quel système de sécurité collective cette opération pourrait s’appuyer, conformément aux exigences de la Constitution allemande. Actuellement, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU à ce sujet semble peu probable.