Selon une récente analyse, la Russie dispose désormais de seulement neuf à dix bombardiers stratégiques Tu-22M3 opérationnels, contre 55 au début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Par ailleurs, les bombardements ukrainiens ciblant la logistique russe semblent avoir provoqué une pénurie de mines antichars, tandis que les drones d’attaque russes apparaissent équipés de charges réduites, conséquence probable des difficultés d’approvisionnement. Sur le plan diplomatique, les États-Unis envisagent de rétablir les sanctions sur le pétrole russe, une mesure qui pourrait être annoncée prochainement.
Une analyse menée par Defense Express révèle que les pertes russes en Tu-22M3 sont importantes, avec une diminution drastique du parc volant. Outre les destructions en combat, plusieurs appareils se sont écrasés suite à des défaillances, dont un récent accident survenu il y a deux jours. La flotte subit également un entretien déficient, certains appareils étant cannibalisés pour fournir des pièces détachées indispensables au maintien en condition des autres bombardiers.
Ces bombardiers stratégiques sont employés pour lancer notamment des missiles de croisière anti-navires lourds Ch-22 (code OTAN : AS-4 Kitchen) dans le cadre de raids de bombardement sur des objectifs terrestres en Ukraine. Bien que ces avions ne constituent pas la majorité de la flotte de bombardiers russe, leur dégradation pose une problématique stratégique. En effet, ils sont destinés à jouer un rôle clé dans un hypothétique conflit futur contre l’OTAN, notamment en attaquant des navires en Atlantique avec leurs missiles anti-navires — une capacité qui risque d’être sérieusement compromise.
Sur le front ukrainien, les bombardements des stocks russes de munitions et équipements logistiques ont très probablement entraîné une pénurie de mines antichars. Les drones d’attaque russes Molnija, habituellement armés d’une mine antichar TM-62 complète servant de charge militaire, sont désormais observés avec des charges coupées en deux, équipée d’une demi-mine seule. Ce phénomène, signalé par les sources ukrainiennes, souligne les contraintes logistiques qui affectent le matériel russe.
Il pourrait s’agir d’une tentative pour alléger le poids des drones et augmenter leur portée, mais cette hypothèse reste à confirmer. Quoi qu’il en soit, cette évolution traduit une dégradation de la capacité opérationnelle russe sur le terrain.
Sur le plan international, lors du sommet du G7 à Évian, l’ancien président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d’un rétablissement prochain des sanctions sur le pétrole russe. Il a déclaré :
« Nous avons levé les sanctions car nous ne voulions pas freiner le pétrole, mais nous sommes en position de les réimposer bientôt. »
Cette annonce intervient dans un contexte où les États-Unis et leurs alliés s’interrogent sur les mesures à adopter pour renforcer la pression économique sur Moscou.
Par ailleurs, selon le compte-rendu matinal du quartier général ukrainien, les pertes russes continuent d’être lourdes. Le dernier bilan fait état de 1 260 militaires russes tués, 51 pièces d’artillerie détruites, plusieurs équipements spatiaux rares, dix chars d’assaut, et un total de 486 véhicules de transport anéantis, parmi lesquels sept chars de combat principaux.
Enfin, la situation logistique russe à Sébastopol se dégrade, avec des pénuries de carburant signalées. Des vidéos montrent des militaires poussant leurs véhicules à la main dans des files d’attente interminables. De plus, les festivités liées à la Journée de la Marine russe à Saint-Pétersbourg ont été annulées, officiellement faute de temps, signe supplémentaire des difficultés rencontrées sur le plan intérieur.
Razom do peremohi ! (Ensemble vers la victoire !)