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Le groupe Indra va intégrer son radar à antenne active à balayage électronique (AESA) Nemus au système de protection active (APS) StrikeShield de Rheinmetall, destiné aux véhicules militaires. Cette collaboration fait suite à un accord récemment signé entre les deux entreprises, qui ont travaillé ces dernières années à optimiser les performances du radar et à faire progresser sa maturité technologique pour lutter efficacement contre les menaces émergentes.

Le radar Nemus est capable de détecter simultanément des cibles extrêmement lentes, comme des drones volant à 10 mètres par seconde, ainsi que de suivre des menaces à très grande vitesse dépassant les 2 000 mètres par seconde.

Ces capacités polyvalentes permettent au Nemus d’être déployé dans divers rôles, notamment la lutte contre les drones et la défense aérienne à courte portée, ainsi que pour les missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et d’acquisition de cibles.

Ce radar AESA peut également être intégré aux systèmes de protection active pour véhicules blindés et chars de combat, tels que le Leopard.

Martin Debo, responsable de l’unité de produits Systèmes de Protection Active chez Rheinmetall, souligne : « Ce partenariat réunit notre expertise technologique, nous permettant d’établir une base solide pour des améliorations futures du système et une survivabilité maximale face à des scénarios de menace en rapide évolution. »

StrikeShield

Le système StrikeShield de Rheinmetall est un APS modulaire et à neutralisation directe (« hard-kill ») qui combine protection active et passive, tout en émettant une signature électronique très faible, réduisant ainsi les risques de détection.

Il détecte et détruit les menaces entrantes — telles que les armes antichars légères, les missiles guidés et certains engins explosifs improvisés — grâce à une énergie dirigée, avant qu’elles ne puissent atteindre le véhicule.

Conçu pour limiter le poids et la consommation énergétique du système, StrikeShield est principalement intégré sur les véhicules de combat d’infanterie Lynx KF41.

Il a également été testé sur les véhicules blindés Stryker de l’armée américaine. Cependant, celle-ci a abandonné le projet d’intégration de StrikeShield sur les Stryker, invoquant des contraintes liées à la taille, au poids et aux performances.