Un haut responsable de l’OTAN a révélé que la Russie aurait subi entre 1,3 et 1,5 million de pertes totales dans sa guerre contre l’Ukraine, dont environ un demi-million de morts, alors que Moscou peine à compenser ces pertes.
Lors d’une réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, il a été indiqué que la Russie montre des signes d’épuisement. Le responsable a décrit un bilan « stupéfiant d’un demi-million de morts », en plus d’un nombre bien plus élevé de blessés, et a souligné que les pertes russes se situaient à un rythme relativement stable entre 30 000 et 35 000 par mois.
La logistique médicale reste un défi important pour la Russie, qui peine à compenser cette saignée constante. Le recrutement volontaire faiblit, Moscou « a du mal à trouver de nouveaux moyens pour combler ses rangs », en particulier dans les unités d’infanterie qui subissent le plus les combats.
Pour maintenir ses effectifs, la Russie s’appuie de plus en plus sur des détenus, des citoyens endettés et des étrangers, un modèle de recrutement jugé « à peine soutenable » par le responsable. Ces derniers mois, le nombre de nouvelles recrues est même parfois inférieur au nombre de pertes.
Les combattants étrangers proviennent principalement d’Afrique, avec un total estimé à environ 24 000 depuis le début du conflit. L’implication des troupes nord-coréennes, bien que distincte, est différenciée de celle des recrues africaines, souvent « exploitées », recrutées sous de fausses promesses et avec peu de transparence dans leurs contrats.
Ce constat s’inscrit dans une analyse plus large dressant un portrait de pression croissante sur la Russie. Sur le plan militaire, économique et social, la situation se dégrade, avec des pénuries de carburant qui s’étendent depuis la Crimée et un mécontentement grandissant tant chez les citoyens ordinaires que dans les élites. Malgré cela, Moscou continue de bénéficier d’un soutien suffisant de la part de la Chine, de l’Iran et de la Corée du Nord pour maintenir une puissance de combat relativement stable dans ses opérations en Ukraine.