L’armée américaine a retenu la société Anduril pour fournir la plateforme de données commune dans le cadre du programme Next Generation Command and Control (NGC2), destiné à la prochaine génération de réseaux de commandement et de contrôle.
Le programme NGC2 vise à créer un environnement numérique partagé qui connecte capteurs, systèmes d’armes, réseaux de communication, applications logicielles et outils d’intelligence artificielle au sein des forces armées.
Dans ce cadre, Anduril mettra à disposition la couche d’intégration logicielle via sa plateforme Lattice. Ce logiciel constitue une architecture de données commune, permettant à des systèmes issus de fournisseurs variés d’échanger des informations et d’opérer sur un réseau unique.
Selon l’entreprise, l’objectif est de fournir aux commandants et aux unités une vision opérationnelle commune tout en réduisant le délai nécessaire pour transmettre les données entre capteurs, quartiers généraux et systèmes d’armes.
Campagne de tests opérationnels
Cette sélection fait suite à une campagne d’évaluation de dix mois conduite avec la 4e division d’infanterie américaine, dans le cadre des exercices Ivy Sting et Ivy Mass, aboutissant à une démonstration à l’échelle divisionnaire en mai.
Les premières démonstrations s’étaient focalisées sur les processus numériques de contrôle de tir.
Lors du premier exercice Ivy Sting, les soldats de la 4e division ont utilisé le réseau pour coordonner des missions d’artillerie avec des canons M777, ce qui a permis de réduire significativement le temps de transmission des données de ciblage entre capteurs et unités de tir.
Les exercices suivants ont élargi le réseau en intégrant davantage de capteurs, des radars, des outils de reconnaissance de cibles assistée par intelligence artificielle ainsi que des applications de gestion de l’espace aérien.
Par la suite, les dispositifs des Marines américains ont également été intégrés, et des essais de partage des données ont été menés entre différentes branches militaires et domaines de sécurité.
L’exercice Ivy Mass, le plus important, a connecté plus de 160 ordinateurs tactiques déployés en bordure du champ de bataille, plus de 2 500 terminaux utilisateurs et jusqu’à 40 applications logicielles répartis sur les zones d’entraînement du Colorado.
Ce test a permis d’évaluer la capacité du réseau à fonctionner à l’échelle d’une division tout en subissant des conditions simulées de guerre électronique et cyber.
