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Le président Donald Trump a signé le 12 août une nouvelle directive présidentielle nationale visant à renforcer les capacités de lutte contre la cybercriminalité transnationale, ouvrant ainsi la voie à une implication accrue du secteur privé dans ce combat.

Cette initiative s’appuie sur le décret exécutif 14390 du 6 mars 2026, dédié à la lutte contre la cybercriminalité, la fraude et les schémas prédateurs ciblant les citoyens américains. Alors que jusque-là, le gouvernement fédéral menait principalement des actions directes pour contrer ces menaces, cette nouvelle mesure intègre désormais l’ingéniosité et les compétences innovantes du secteur privé américain.

« Le secteur privé américain est le plus innovant et technologiquement avancé au monde, et par son envergure, sa rapidité et ses capacités, il représente un avantage offensif cyber essentiel pour les États-Unis. Pourtant, ses capacités n’ont été que peu exploitées dans l’identification et la disruption des réseaux criminels opérant dans le cyberespace. C’est pourquoi la politique des États-Unis est d’utiliser tous les instruments du pouvoir national, y compris les capacités innovantes du secteur privé, pour combattre la cybercriminalité. En s’associant avec des entreprises américaines sélectionnées et placées sous la supervision du gouvernement fédéral, nous renforcerons notre capacité à contrer les menaces des organisations criminelles transnationales (TCO) et à lutter contre la cybercriminalité transnationale, la fraude et les autres schémas prédateurs ciblant nos concitoyens. »

Ce programme autorisera les entreprises participantes à mener des opérations de surveillance cybernétique ainsi que des opérations d’effets cyber sous le contrôle et la supervision du gouvernement fédéral, ciblant des organisations criminelles transnationales cyber-activées étrangères (CE-TCO).

La directive instaure également un cadre incitant les sociétés privées volontaires à établir des accords avec d’autres entités privées ainsi qu’avec les agences fédérales, étatiques, locales, tribales et territoriales, afin de collecter des informations sur les menaces posées par les TCO et proposer des opérations cyber adaptées pour y répondre.

Dans une fiche d’information publiée par la Maison Blanche, plusieurs statistiques alarmantes justifient cette nouvelle stratégie :

  • Les populations les plus vulnérables — seniors, enfants et familles à faibles revenus — sont particulièrement visées, les escrocs leur subtilisant leurs économies, volant les fruits de longues années de travail et ruinant des vies.
  • En 2025, les consommateurs américains ont perdu plus de 20,8 milliards de dollars à cause de la cybercriminalité.
  • 73 % des adultes aux États-Unis ont fait face à une forme de fraude ou d’attaque en ligne, et 98 % considèrent que les escroqueries constituent une menace pour les citoyens. Deux tiers d’entre eux estiment même le risque comme « majeur ».
  • Une victime sur sept parmi les jeunes ayant subi du sextorsion mineure a rapporté s’être auto-infligée des blessures en réaction à l’abus. Jusqu’à présent, des cadres obsolètes, des lacunes dans la coordination et l’absence de conséquences significatives ont permis à ces réseaux de prospérer.

Les détails pratiques liés à la mise en œuvre de cette directive seront communiqués au fur et à mesure de leur disponibilité.