Le chantier naval d’État russe Sevmash a procédé à la pose de la quille du 10e sous-marin nucléaire d’attaque de classe Yasen pour la Marine russe, baptisé Murmansk, marquant ainsi le lancement officiel de la construction de ce bâtiment.
Ce sous-marin porte le nom de Murmansk, en référence au principal port stratégique situé dans la région nord-ouest de la Russie, appellation validée par le commandant en chef des forces navales, Alexandre Moïseïev.
Cette initiative s’inscrit dans un programme plus large, avec trois autres sous-marins de classe Yasen déjà en cours de construction et un autre en phase d’essais en mer.
Au total, Sevmash réalise actuellement la construction de douze coques dans le cadre de ce programme.
Le premier sous-marin de cette série avait été mis en service en 2014, tandis que la dernière unité, l’Arkhangelsk, a rejoint la flotte en janvier 2025.
Lors de la cérémonie, Alexandre Moïseïev a souligné que la classe Yasen représente « les avancées technologiques les plus sophistiquées de la science russe » et a décrit ces sous-marins comme des « systèmes navals modernes et efficaces », capables d’opérer à l’échelle mondiale tout en restant discrets.
Il a également rappelé que les forces sous-marines conservent une place centrale dans les capacités navales russes et dans la posture globale de sécurité du pays, exprimant sa confiance quant à l’achèvement du bâtiment « dans les délais et selon des standards élevés ».
Le sous-marin de classe Yasen
La classe Yasen a été conçue dans les années 1980 par la Marine russe afin de remplacer les sous-marins des classes Oscar et Akula développés durant la période soviétique.
Dans les années 2000, le programme a fait l’objet d’une refonte importante pour adapter le design aux menaces évolutives, ce qui a conduit à la construction du premier bâtiment, le Severodvinsk, selon une configuration de base.
Le Yasen mesure 130 mètres de long pour une largeur de 13 mètres, et peut accueillir plus de 60 membres d’équipage.
Il est équipé de multiples systèmes de détection, de torpilles de calibre 533 mm, de missiles pour la défense aérienne, de mines navales, ainsi que de missiles de croisière hypersoniques, anti-navires et sol-mer.
Propulsé par un réacteur à eau pressurisée OK-650KPM développant une puissance de 43 000 chevaux, il dispose d’une autonomie illimitée, peut atteindre une vitesse maximale de 35 nœuds (65 km/h) et opérer à une profondeur maximale d’environ 550 mètres.