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Les forces armées britanniques ont désormais moins de la moitié de leur effectif des années 1980, suite à plusieurs décennies de réductions sous les gouvernements successifs travaillistes et conservateurs, selon le SNP.

Ce parti s’appuie sur une nouvelle analyse commandée à la House of Commons Library, publiée à l’occasion de la Semaine des forces armées au Royaume-Uni. Ce rapport met en lumière l’ampleur des diminutions des effectifs et du matériel sur plus d’un demi-siècle. Le SNP a présenté ces résultats tout en critiquant le plan de défense du gouvernement britannique, qu’il juge retardé et sous-financé. Il a également exprimé ses inquiétudes quant à un possible nouveau report du plan, suite à la démission de Keir Starmer en tant que Premier ministre.

D’après cette analyse, le total des personnels actifs s’élevait à 315 000 en 1979, pour tomber à 210 800 en 1997, 191 710 en 2010 et 138 121 en 2024, avant d’atteindre 137 966 au 1er avril de cette année.

Les chiffres détaillent également les baisses dans chacune des forces : l’Armée de terre est passée de 156 000 à 74 368, la Royal Navy de 73 000 à 32 516, et la Royal Air Force de 86 000 à 31 082.

Concernant les personnels basés en Écosse, le rapport évoque plus de 19 000 en 1979, en chute à un peu plus de 10 000 en 2024, puis 9 740 en avril 2025. Le SNP souligne que plusieurs régiments écossais historiques ont été réduits ou fusionnés, notamment le Black Watch qui fait désormais partie du Royal Regiment of Scotland.

Du côté du matériel, le parti indique que le nombre de navires de la Royal Navy a diminué, passant de 89 au tournant du millénaire à 57 en 2025. Sur la même période, les destroyers sont passés de 11 à 6, les frégates de 21 à 11, et les sous-marins de 16 à 9.

Le SNP ajoute que les dépenses de défense en proportion du PIB sont également en baisse, de 4,6 % en 1979 à 2,7 % en 1997, 2,5 % en 2010, puis 2,4 % en 2025.

Dave Doogan, leader du SNP à Westminster, a déclaré : « Le gouvernement travailliste ne prend pas la sécurité nationale suffisamment au sérieux – après des décennies de coupes à Westminster dans nos forces armées, le Royaume-Uni est devenu de plus en plus vulnérable. »

Il a ajouté : « En ne fournissant pas les investissements nécessaires, Westminster met en danger la sécurité de l’Écosse. Keir Starmer a perdu deux ministres de la Défense, puis son propre poste, en raison de ses plans longuement retardés et sous-financés. Alors qu’il s’apprête à partir, il est crucial que le prochain Premier ministre britannique reprenne rapidement la main, assure les investissements adéquats et veille à ce que l’Écosse reçoive sa part équitable. »

Dave Doogan a insisté sur le fait que le SNP avait « constamment demandé plus d’investissements dans les capacités de défense conventionnelle et plus de soutien à nos forces, mais Westminster les a au contraire dévastées », avant d’appeler le gouvernement britannique à garantir les financements nécessaires alors que l’Écosse commemorait la Semaine des forces armées.