Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que la Russie poursuivra sa campagne pour prendre le contrôle complet de quatre régions ukrainiennes, rejetant une proposition ukrainienne visant à limiter les hostilités et à interrompre les frappes de longue portée.
Cette proposition ukrainienne prévoyait de restreindre les combats aux seules régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson, que la Russie affirme avoir annexées.
Moscou a également indiqué que Kyiv avait proposé un arrêt mutuel des frappes à longue distance profondément sur le territoire des deux pays.
« Compte tenu de leur pénurie catastrophique en personnel, les Forces armées ukrainiennes semblent croire que cela pourrait être leur salut. Mais sauver le régime de Kyiv ne fait pas partie de nos plans », a déclaré Poutine.
Il a ajouté que l’objectif principal de la Russie reste la « libération complète » du bassin du Donbass et de ce que Moscou appelle la « Novorossiya », un terme utilisé par la Russie pour désigner les territoires du sud et de l’est de l’Ukraine.
Ces déclarations interviennent alors que Kyiv a intensifié ses attaques par drones sur les infrastructures énergétiques russes.
D’après des sources, Poutine a indiqué que ces frappes avaient provoqué des pénuries de carburant dans plusieurs régions, sans pour autant affecter les opérations militaires sur le terrain. Il a également souligné la nécessité d’accélérer la production de systèmes de défense aérienne.
Des inquiétudes croissantes sur la sécurité
Ces développements surviennent dans un contexte d’inquiétudes grandissantes en Europe concernant la posture militaire à long terme du Kremlin.
Début juin, le ministère néerlandais de la Défense avait averti que la Russie pourrait être en capacité de lancer une opération militaire contre un pays membre de l’OTAN dans l’année suivant la fin de la guerre en Ukraine, sur la base d’évaluations du renseignement indiquant que Moscou se prépare à une confrontation prolongée avec l’Europe.
Par ailleurs, la Russie chercherait à accroître l’utilisation du territoire biélorusse pour de futures opérations militaires, envisageant notamment l’ouverture d’un nouveau front contre l’Ukraine afin de forcer Kyiv à détourner des troupes du champ de bataille oriental.
Dans le même temps, les partenaires occidentaux renforcent leur coopération avec Kyiv, s’appuyant sur l’expérience ukrainienne du combat pour accélérer le développement et le déploiement de nouvelles technologies militaires destinées à renforcer les capacités de défense.
