Le Royaume-Uni décide d’augmenter de 12 % le budget alloué à ses forces spéciales d’élite sur quatre ans, tout en modernisant ses troupes à haute disponibilité, notamment la 16e brigade aéromobile et la Force commando, avec de nouveaux systèmes de communication, drones et équipements de vision nocturne.
Présentées comme la « pointe de la lance » de la défense britannique, les forces spéciales sont conçues pour opérer de manière intégrée, capable d’atteindre les objectifs les plus exigeants dans tous les domaines, de façon discrète et secrète. Cette augmentation de budget vise à garantir un équipement à la pointe, un entretien rigoureux et une capacité de déploiement rapide, afin de dissuader et de surpasser des adversaires de même niveau, protéger les intérêts britanniques, évacuer les citoyens à l’étranger et soutenir les autorités civiles sur le territoire national.
Un investissement supplémentaire est prévu entre 2030 et 2035 pour renforcer encore ces forces spéciales et leurs capacités associées, afin d’étendre leur portée et leur vigilance à l’échelle mondiale.
« Le Revue stratégique de défense (SDR) a souligné que les forces spéciales du Royaume-Uni sont la ‘pointe de la lance’ de la défense : intégrées par conception, capables d’atteindre des cibles stratégiques dans les environnements les plus complexes, opérant dans tous les domaines, de manière discrète et secrète. La défense continuera à renforcer les forces spéciales, assurant la souveraineté britannique en maintenant cette capacité stratégique au plus haut niveau. Ces forces bénéficieront d’une augmentation de 12 % de leur budget sur les quatre prochaines années. Cet investissement leur garantira les capacités les plus avancées, un entretien et un équipement optimaux, ainsi qu’un maintien en état de préparation pour agir de manière décisive et rapide, préserver la souveraineté, dissuader et surpasser les adversaires équivalents, protéger les intérêts du Royaume-Uni, évacuer les citoyens à l’étranger et soutenir les autorités civiles. »
« Pour continuer à réaliser ce type d’opérations, il est essentiel de garantir la sécurité des personnels, équipements, tactiques, techniques et procédures des forces spéciales britanniques. De ce fait, des règles strictes encadrent la publication d’informations relatives à ces forces, et les détails des investissements restent classifiés. Entre 2030 et 2035, le gouvernement prévoit d’investir davantage dans les forces spéciales et leurs capacités associées. Ces investissements permettront d’améliorer la portée globale et la connaissance de la situation afin de protéger les intérêts britanniques et garantir leur rôle unique. »
Les modalités exactes de ces financements restent largement confidentielles, conformément aux règles protégeant les forces spéciales : le chiffre de 12 % d’augmentation est en effet la seule donnée publique significative. Ce niveau de secret rend donc cet engagement difficile à analyser, mais confirme que cet aspect ultrasecret de la défense britannique est en phase d’expansion plus que de réduction.
Aux côtés des forces spéciales, les forces à haute disponibilité du pays – notamment la 16e brigade aéromobile et la Force commando britannique – constituent un élément central de la capacité du Royaume-Uni à réagir rapidement aux crises mondiales, qu’il s’agisse d’évacuer des civils ou d’engager des combats. Leur récent historique confirme cet engagement, avec des déploiements en Soudan et au Moyen-Orient pour évacuer des non-combattants, ainsi qu’une mission de la 16e brigade aéromobile parachutée pour acheminer du matériel médical et du personnel clinique jusqu’à l’île éloignée de Tristan da Cunha dans l’Atlantique Sud.
Contrairement aux forces spéciales, l’équipement destiné à ces groupes est détaillé de manière plus précise. La Force commando a ainsi déployé un système de communication en réseau appelé EVE, tandis que la 16e brigade aéromobile adopte un système comparable nommé CAIN, tous deux constituant des réseaux radio tactiques à la pointe de la technologie militaire. Par ailleurs, la puissance de feu de ces brigades sera renforcée grâce à des drones et des engins de surface sans équipage, nombreux étant testés et livrés par le nouveau Centre des systèmes sans équipage de la Défense.
Le plan prévoit également de poursuivre l’investissement dans les armes personnelles et les équipements d’acquisition de cibles, comme des dispositifs de vision nocturne et thermique améliorés. Enfin, de nouvelles capacités de contre-drone seront introduites afin de protéger les forces contre les menaces aériennes bon marché, désormais caractéristiques des conflits récents.