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La Marine américaine mène une étude de marché pour un missile équivalent à l’AGM-88G Advanced Anti-Radiation Guided Missile-Extended Range (AARGM-ER), en cours de développement par Northrop Grumman. Ce nouveau système vise à offrir des capacités similaires à l’AARGM-ER, tout en répondant aux besoins opérationnels actuels.

Un premier appel à informations avait été publié en février pour un missile de suppression avancée des émissions (Advanced Emission Suppression Missile, AESM) à longue portée, mais il avait été retiré par la suite. Ce missile anti-radar est destiné à concurrencer l’AARGM-ER sur des caractéristiques proches.

La production et les premières livraisons de l’AARGM-ER étaient initialement prévues pour 2023. Cependant, celles-ci ont été retardées en raison de problèmes liés à la qualification du missile, aux capacités matérielles et aux logiciels. Par ailleurs, des documents budgétaires mentionnent une « pause stratégique » dans l’acquisition de l’AARGM-ER pour l’exercice fiscal 2027.

Alors que la mise en service opérationnelle initiale de l’AARGM-ER est repoussée à plus tard dans l’année, certains observateurs estiment que le programme AESM pourrait offrir une solution alternative à mesure que le développement de l’AARGM-ER se poursuit.

Exigences du missile

Selon l’appel à informations, le missile doit être équipé d’un chercheur anti-radiation avancé couvrant une large plage de fréquences afin de contrer les radars modernes.

La Marine américaine recherche un système au niveau de maturité technologique 6 (TRL 6), c’est-à-dire un prototype entièrement fonctionnel. Ce système doit présenter une architecture ouverte et modulaire, permettant des mises à niveau rapides ainsi qu’une intégration fluide des futurs capteurs et systèmes de mission.

À l’instar de l’AARGM-ER, le missile AESM doit pouvoir engager une large gamme de cibles à distance de sûreté (standoff) et être déployé depuis les appareils F-35 Lightning II, F/A-18E/F Super Hornet et EA-18G Growler.

Le système doit garantir une grande fiabilité avec un entretien minimal, supporter une durée de vie opérationnelle de 15 ans, résister à plus de 500 heures de vols en transport captive, et être adapté à l’environnement exigeant des porte-avions.

Les exigences incluent également la conformité aux standards actuels de cybersécurité, ainsi que la capacité du fournisseur à produire jusqu’à 600 missiles par an.