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Le ministère de la Défense n’a pas encore déterminé le nombre de très grands véhicules sous-marins autonomes Type 93 qu’il envisage de construire pour la Royal Navy. Cependant, il confirme que ces gigantesques sous-marins autonomes restent intégrés au programme Atlantic Bastion, la stratégie destinée à contrôler l’Atlantique Nord face à l’activité sous-marine russe.

Cette position a été précisée par le ministre de la Défense, Luke Pollard, dans une réponse écrite à Ben Obese-Jecty, député conservateur, qui avait demandé combien de ces engins le ministère comptait acquérir. « Le Plan d’Investissement en Défense a annoncé le développement des plateformes de détection sous-marine autonomes Type 92 ainsi que des véhicules sous-marins autonomes extra-larges Type 93, dans le cadre du programme Atlantic Bastion de la Royal Navy, qui fait partie de la stratégie de la Marine Hybride. Le nombre de plateformes à acquérir et les calendriers de construction n’ont pas encore été déterminés. Les exigences détaillées seront examinées au fur et à mesure de l’avancement du programme dans ses phases de conception et d’évaluation », a déclaré Pollard.

Si l’absence de chiffres précis s’inscrit dans la tendance générale observée dans les réponses concernant les plateformes de la Marine Hybride cette semaine, il est important de noter la portée de cette déclaration. Elle place explicitement à la fois les plateformes de détection Type 92 et les véhicules sous-marins Type 93 au sein du programme Atlantic Bastion, un dispositif conçu pour déployer un réseau superposé de capteurs, de systèmes autonomes et de forces anti-sous-marines à équipage sur les approches nord de l’Atlantique. Ce passage stratégique est essentiel, car il constitue la principale voie d’accès pour les sous-marins russes.

La Royal Navy travaille depuis plusieurs années à renforcer sa capacité en matière de véhicules sous-marins autonomes extra-larges via le projet Cetus. Ce démonstrateur, commandé à MSubs, une société basée à Plymouth, est un sous-marin autonome de douze mètres, destiné à démontrer comment ces engins peuvent fonctionner en coordination avec la flotte, transporter des charges utiles et étendre la portée opérationnelle d’un commandant.