Un avion militaire russe s’est écrasé jeudi dans la région de Moscou, près de la ville de Zvenigorod. Selon des médias locaux russes et des sources sur Telegram, le pilote a réussi à s’éjecter avant l’impact.
Des images provenant du lieu de l’accident montrent des débris de l’appareil ainsi que l’intervention des services d’urgence aux alentours de Zvenigorod, à environ 65 kilomètres à l’ouest du centre de Moscou. Le ministère russe de la Défense n’a toutefois pas encore publié de communiqué officiel précisant le type d’aéronef concerné, l’état du pilote ou les causes de l’accident.
Les médias locaux se contentent pour l’instant de parler d’un « avion militaire », tandis que certaines sources évoquent un Su-57, le chasseur russe de cinquième génération, développé par Sukhoi pour rivaliser avec les appareils furtifs américains tels que le F-22 et le F-35.
Le ministère de la Défense russe a confirmé qu’un avion d’entraînement s’est écrasé le 23 juillet dans la région de Moscou lors d’un décollage. Le pilote s’est éjecté sain et sauf, sans faire de victimes ni provoquer de dégâts au sol.
Selon l’agence TASS, l’appareil impliqué était un avion d’entraînement et de combat qui s’est écrasé dans une zone inhabitée, garantissant ainsi l’absence de dommages matériels ou humains sur le terrain. Cette information a été relayée dans un communiqué officiel du ministère russe de la Défense, qui, cependant, ne précise pas le modèle exact de l’avion.
Des sources citées par le média Kommersant évoquent un Su-57 effectuant un vol d’entraînement au moment de l’accident. Néanmoins, cette identification n’a pas été officiellement confirmée par le ministère, qui reste prudent quant au type exact d’aéronef impliqué.
Si l’appareil est bien un Su-57, cette perte constituerait un revers important pour ce programme que la Russie tente de développer à plus grande échelle depuis plusieurs années. Le Su-57 a connu un parcours opérationnel marqué par des incidents, dont un premier accident confirmé en décembre 2019 près de Khabarovsk lors d’un vol d’essai, attribué à une défaillance du système de contrôle de vol.
Rappelons que la Russie a produit un nombre limité de Su-57, la fabrication étant ralentie par des sanctions internationales, des goulots d’étranglement industriels et les contraintes dues au conflit en Ukraine. Chaque perte de cette flotte significative est donc particulièrement pénalisante, contrastant avec les flottes beaucoup plus importantes de Su-30 et Su-35. Par ailleurs, le Su-57 a été déployé de manière sporadique en Ukraine, où des responsables ukrainiens ont déclaré à plusieurs reprises avoir détruit ou endommagé des Su-57 au sol, sans confirmation russe.
Les accidents liés à l’entraînement restent un problème récurrent au sein des Forces aérospatiales russes, indépendamment des pertes en opérations en Ukraine.
En effet, des avions de combat russes tels que les Su-30, Su-34 ou encore les bombardiers stratégiques Tu-22M3 se sont régulièrement écrasés au cours des vols d’entraînement ces derniers mois. Des incidents ont été enregistrés en Carélie, en Crimée, dans la région d’Irkoutsk, entre autres, avec des causes souvent attribuées à des défaillances techniques plutôt qu’à des facteurs externes. Ce phénomène reflète la pression subie par l’armée de l’air russe pour maintenir une cadence de vol élevée en temps de guerre, où les missions d’entraînement, les sorties opérationnelles et la maintenance partagent des ressources limitées en aéronefs, pièces détachées et techniciens qualifiés.